L’importance de la médecine du travail dans la prévention des différentes maladies a été mise en avant lors d’une rencontre scientifique organisée dans la wilaya de Bejaia.
Des professeurs en médecine ont souligné, lors de la 1ère journée de médecine du travail de Bejaia, organisée sous le thème « Maladies chroniques et travail», l’importance de cette discipline dans la prévention des maladies, notamment en milieu professionnel. Cette rencontre scientifique, organisée par le service de médecine du travail du centre hospitalo-universitaire (CHU) de Bejaia, à la bibliothèque principale de la lecture publique «Tahar Amirouchen» , a mis en lumière» l’importance capitale de la médecine du travail dans le diagnostic précoce et la prise en charge des différentes pathologies, qu’elles soient générales ou professionnelles», a indiqué Pr Cherifa Boukortt, présidente de la rencontre.
Pr Boukortt, également cheffe de service de médecine du travail au CHU de Bejaia, a tenu à souligner qu’au-delà de son importance, « la médecine du travail constitue une obligation pour l’employeur, tenu d’assurer la prise en charge médicale de ses employés». De son côté, Dr Safia Boumendjel, du même service, qui a présenté une communication portant sur « l’impact des maladies chroniques dans les aménagements et les changements de postes chez le personnel de santé du CHU de Bejaia», a mis l’accent sur le « rôle clé» joué par le médecin de travail dans» l’évaluation de l’aptitude de poste en fonction de l’état de santé et des contraintes professionnelles».
Dans une autre communication intitulée « diabète et travail», Pr Derradj Boulanouar, spécialiste en médecine du travail dans le même hôpital, a souligné que la maladie « réduit le niveau de concentration et de vigilance au travail, ce qui pourrait augmenter le risque d’accidents professionnels». Il a également indiqué que le travail a un impact sur cette pathologie, expliquant qu’une activité professionnelle modérée peut contribuer à l’équilibre du diabète, tandis que le travail intense est susceptible d’aggraver la maladie. La cheffe de service de médecine du travail a conclu, qu’au-delà du secteur de la santé, de nombreux autres secteurs doivent s’impliquer afin de « réduire les facteurs de risques des maladies chroniques».


