
Les participants à une Journée d’étude intitulée « Empreintes civilisationnelles dans l’histoire de l’Algérie – de la mémoire à la sauvegarde du patrimoine », organisée jeudi à l’occasion du Mois du patrimoine dans la wilaya de Tiaret, ont souligné l’importance de lutter contre les fouilles anarchiques et de protéger le riche patrimoine archéologique matériel que recèlent les différentes régions du pays.
Le chercheur au Centre national de recherche en archéologie, spécialisé en mosaïque, Ilyes Arifi, a indiqué dans une déclaration à l’APS, en marge de cette rencontre organisée en coordination avec la direction de la Culture, que « durant les dernières années, de nombreux sites archéologiques ont été protégés grâce aux efforts des chercheurs et des services de sécurité dans le cadre de la lutte contre les fouilles clandestines menées par des personnes ignorant leur valeur ou cherchant à s’approprier des objets archéologiques ».
Il a ajouté que le suivi continu assuré par ces instances, à travers des patrouilles, ainsi que la surveillance des publications sur les réseaux sociaux, a permis des interventions rapides pour protéger ce patrimoine national, le restaurer et le préserver selon des méthodes scientifiques reconnues.
Dans son domaine de spécialité, il a précisé que cinq sites archéologiques contenant d’importantes mosaïques ont été découverts au cours des cinq dernières années dans les wilayas de Jijel, Constantine et Tébessa. Certains d’entre eux ont été inscrits sur la liste d’inventaire supplémentaire des sites proposés pour un classement mondial. Il a insisté sur la nécessité d’ancrer chez les jeunes une culture d’appartenance à ce patrimoine, parallèlement au renforcement des contrôles et à l’application de sanctions sévères contre les atteintes aux vestiges.
De son côté, la directrice du département d’archéologie historique au Centre national de recherche en archéologie, Wafia Adel, a affirmé que de nombreux sites ont été découverts ces dernières années dans le cadre de fouilles préventives menées sur des terrains destinés à des projets de développement. Ces sites sont protégés selon des techniques modernes sans entraver la réalisation des projets.
Elle a également indiqué qu’en raison du nombre croissant de découvertes archéologiques dans divers domaines, le centre œuvre à l’élaboration d’une carte archéologique nationale qui servira de base à la publication d’un atlas archéologique algérien, à raison d’une édition tous les cinq ans.
Cette rencontre, organisée à l’occasion du Mois du patrimoine (18 avril-18 mai), a vu la participation des autorités locales, de chercheurs, d’universitaires et d’acteurs du domaine du patrimoine archéologique.


