
La situation humanitaire en Cisjordanie demeure «catastrophique», a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans son dernier rapport selon lequel ce territoire palestinien occupé par l’entité sioniste a enregistré le plus grand nombre mensuel de déplacés depuis plus de 17 ans.
«Plus de 620 Palestiniens ont été déplacés dans toute la Cisjordanie depuis le début de l’année. Il s’agit d’une moyenne de 160 personnes déplacées par mois», déplore l’OCHA. «Ce chiffre est supérieur à toute moyenne mensuelle annuelle enregistrée depuis que l’OCHA a commencé à recenser les déplacements en 2009 et représente le double de la moyenne mensuelle des déplacements dans ce contexte en 2022 (77 personnes)», a détaillé le rapport.
Ces dernières données confirment une tendance déjà préoccupante. L’année 2025 a enregistré le deuxième niveau le plus élevé, et depuis 2022, les agences humanitaires observent «une nette tendance à la hausse des déplacements». «Les personnes déplacées ont vu leurs maisons démolies principalement dans la zone C et à El Qods-Est, où le régime (sioniste) d’urbanisme et de zonage impose de sévères restrictions à la construction palestinienne», ajoute la même source. Ces derniers développements interviennent dans un climat d’insécurité. Entre le 21 et le 27 avril, l’OCHA indique avoir recensé au moins 100 raids ainsi que des opérations de perquisition et autres menées par les forces de l’occupation sioniste. Celles-ci ont entraîné «des détentions massives, des évacuations temporaires de logements et des restrictions de circulation, notamment dans les gouvernorats de d’El Qods et de Naplouse». Par ailleurs, les attaques des colons contre les établissements scolaires accentuent la pression exercée sur les familles rurales pour qu’elles quittent leurs foyers et leurs communautés. La situation n’est guère mieux à Ghaza où les restrictions à l’entrée de biens essentiels ont un impact cumulatif et de plus en plus grave sur les opérations humanitaires et la prestation de services dans l’enclave palestinienne qui tente de se relever de deux ans d’agressions sionistes. Selon l’OCHA, les restrictions à l’entrée de générateurs, d’huile moteur et de pièces détachées entraînent des pannes généralisées, réduisant les services de santé et d’assainissement, le déblaiement des décombres et la mobilité des équipes humanitaires. «La pénurie prolongée d’huile moteur et de pièces de rechange, auparavant atténuée par la réutilisation, n’est plus gérable et les systèmes critiques tombent désormais en panne», souligne le bureau onusien.


