Le président congolais est revenu aussi mercredi sur un éventuel report de la présidentielle prévue en 2028 si le conflit dans l’est de la RDC devait se poursuivre.
Devant une salle comble, réunissant près de 200 journalistes, des responsables de la communication présidentielle et plusieurs membres du gouvernement, Félix Tshisekedi s’est exprimé pendant plus de deux heures.

Un exercice de communication marqué par des prises de position sur plusieurs sujets sensibles. » Je n’ai pas sollicité de troisième mandat. Mais si le peuple le souhaite, j’accepterai. »
Elu une première fois en 2018 puis réélu en 2023, le chef de l’Etat s’est ainsi exprimé, sans détour, sur une question pourtant tranchée par la Constitution congolaise, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels.
Des propos qui ont rapidement suscité des réactions, notamment du politologue Jean-Claude Mputu. Selon lui, au-delà même du cadre constitutionnel, il existe en République démocratique du Congo un consensus national intangible.
« L’homme Tshisekedi que je connais, pour moi, ne pouvait pas tenir un tel discours, au regard de son combat, de celui de son père et de celui de son parti. C’était, à mes yeux, inimaginable. Je ne comprends pas qu’il puisse déclarer : “si le peuple le veut”. Mais de quel peuple parle-t-on ? Et que veut réellement le peuple ? Il s’est engagé, il a prêté serment sur une Constitution. Et au-delà même de la Constitution, il existe un consensus national : chaque président a droit à deux mandats. Il n’y a pas de troisième mandat. »


