


La Commission a autorisé, dans un communiqué, les personnes ayant des excuses valables, à savoir les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes ainsi que leurs accompagnateurs et les personnes chargées de leur assistance, à ne pas passer les nuits à Mina et à charger un tiers d’accomplir la lapidation des stèles, compte tenu de « l’affluence exceptionnelle que connaît cette saison du hadj et des contraintes d’espace à Mina ».
Elle a précisé que cette fatwa vise à « préserver la dignité du pèlerin et à lui éviter de passer la nuit dans les routes et les pistes, dans des conditions ne respectant pas la dignité humaine ».
La Commission a souligné que « la préservation de la vie humaine constitue l’un des objectifs suprêmes de la charia », rappelant les principes juridiques islamiques notamment la règle disant: « lorsqu’une difficulté inhabituelle ou un préjudice touche les pèlerins, l’allègement devient le jugement voulu par Allah pour Ses serviteurs ».
Concernant les pèlerins aptes physiquement, la Commission a indiqué que « ceux qui trouvent un endroit où passer la nuit sans porter préjudice aux plus vulnérables doivent passer la nuit à Mina », précisant que cette obligation est remplie par une présence à Mina durant une partie de la nuit, (soit plus de la moitié). Ils peuvent ensuite rejoindre leurs hôtels et revenir pour la lapidation des stèles avant le coucher du soleil.