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Au Royaume-Uni, qui sont les quatre successeurs potentiels de Keir Starmer

Le Premier ministre britannique Keir Starmer voit grandir la menace sur son avenir à Downing Street. Depuis plusieurs jours, le chef de l’exécutif travailliste lutte pour sa survie, après des élections locales aux résultats désastreux en Grande-Bretagne la semaine dernière. De nombreuses polémiques l’avaient déjà fragilisé ces derniers mois.

La pression est montée d’un cran en début de semaine lorsque quatre secrétaires d’État ont démissionné, et que 86 députés travaillistes – sur un total de 403 – l’ont appelé à la démission.

Ce jeudi 14 mai, c’est son ministre de la Santé qui l’a lâché. « Il est désormais clair que vous ne mènerez pas le parti travailliste aux prochaines élections législatives », prévues en 2029, et « là où nous avons besoin d’une vision, il y a un vide », a écrit Wes Streeting dans sa lettre de démission adressée au chef du gouvernement.

Angela Rayner, l’ancien bras droit de Keir Starmer

Wes Streeting, situé à la droite du Labour, fait désormais partie de ses potentiels successeurs. Tout comme Angela Rayner, l’ancien bras droit de Keir Starmer, populaire auprès de l’aile gauche du parti.

L’ex vice-Première ministre de 46 ans a annoncé avoir été « blanchie de tout acte répréhensible » dans une affaire fiscale qui l’avait conduite à quitter le gouvernement et ses fonctions au sein du Labour en septembre dernier.

Elle avait à l’époque admis avoir sous-payé un impôt en achetant son logement dans le sud de l’Angleterre. Elle avait été reconnue coupable d’avoir enfreint le code ministériel. Mais l’administration fiscale britannique (HMRC) l’a désormais « exonérée de l’accusation » selon laquelle elle aurait « délibérément cherché à (se) soustraire à l’impôt », a-t-elle annoncé sur X.

Interrogée sur une potentielle candidature, Angela Rayner a écarté la possibilité d’ouvrir elle-même les hostilités : « j’ai été claire sur le fait que je n’allais pas défier le Premier ministre », a-t-elle déclaré au journal The Guardian, affirmant toutefois que Starmer devait « réfléchir » à l’éventualité de se retirer.

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