La ville d’Oran, qui reçoit des milliers de visiteurs chaque année, en été comme en hiver, a besoin de redorer son blason. Elle nécessite un embellissement et une lutte contre l’occupation illégale des trottoirs, qui commence à prendre forme au centre-ville, ainsi que contre le phénomène des sans-abris, et le fléau de la mendicité qui prend de l’ampleur.
En effet, en plus des fardeaux de bouteilles d’eau qui se vendent sur les trottoirs de la rue Larbi Ben Mehidi, s’ajoute la vente d’herbes fines sur le trottoir de la rue El Emir Abdelkader, juste devant l’arrêt du tramway. C’est de cette façon que, petit à petit, les trottoirs sont envahis par des commerçants à la sauvette. Quant aux sans-abris, auparavant, on les trouvait uniquement à M’dina J’dida, mais cette année, on les rencontre dans d’autres endroits du centre-ville, comme c’est le cas au niveau de la place publique à El Maquari (ex-Saint Eugène).
Au niveau de M’dina J’dida, un sansabri s’est même permis le luxe de construire une petite baraque où la musique se fait entendre à grands décibels. Ces sans-abris méritent une prise en charge dans un centre d’accueil, affirment certaines personnes. Pour ce qui est de la mendicité, il fut un temps où ce fléau avait totalement disparu de la ville. Malheureusement, il est de retour depuis quelques mois. On le trouve même dans les villages des communes voisines, comme à Hassi Bounif, à Gdyel, à Es Senia et même à l’intérieur des bus.
En principe, c’est un fléau à bannir, pour la simple raison que ces personnes n’acceptent ni pain ni cassecroûte, mais uniquement de l’argent cash nous dit-on.
A. Bekhaitia


