Culture

Guelma : la wilaya accueille des jeunes de la communauté nationale établie à l’étranger

Les jeunes de la communauté nationale à l’étranger, participants à la 4ème «Caravane de la mémoire nationale» ont découvert, vendredi à Guelma, avec beaucoup d’émotion et de fierté, la grandeur de la glorieuse Révolution et les héros qui l’ont forgée.

Au second jour de leur visite dans la wilaya de Guelma, la délégation de jeunes de la communauté nationale, composée de 62 personnes des deux sexes, s’est d’abord rendue à la maison familiale du défunt président Houari Boumediene (1932-1978), située au douar de Beni Addi, dans la commune de Medjez Amar, à 17 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya.
Les membres de la caravane ont découvert, sur place, certains aspects de la personnalité de Houari Boumediene, qui fut l’un des dirigeants de l’Armée de libération nationale (ALN) avant de devenir, à partir du 19 juin 1965, le deuxième président de l’Algérie. Le jeune Abdelaziz Hambli a déclaré à l’APS qu’il s’estimait «très chanceux» d’avoir pu visiter le lieu de naissance de Houari Boumediene, «une figure parmi les plus marquantes de l’histoire de l’Algérie», avant de faire part de sa «fierté» de découvrir que «cet homme, si charismatique» ait grandi dans cette modeste demeure en pierre, recouverte d’une toiture en tuiles, et ne comprenant que deux pièces. Les jeunes de la caravane de la mémoire nationale se sont également rendus au Musée du Moudjahid, au chef-lieu de wilaya, où ils ont commencé par observer, aux côtés de Moudjahidine et de jeunes scouts, au «Maqam Echahid» (une imposante stèle érigée sur la place du musée) une minute de silence suivie de la lecture de la Fatiha du Coran à la mémoire des Martyrs.
En parcourant les salles du musée, les jeunes de la communauté nationale ont manifesté un vif intérêt et une grande curiosité en découvrant les pièces exposées et les collections du musée dédiées aux artisans de la glorieuse Révolution, notamment devant les épaves de deux avions de combat français abattus par l’ALN, n’hésitant pas à demander au directeur du musée, Abdennacer Aoualmia, des détails quant à ces deux épaves.
La jeune Zineb Bounoua, qui a également exprimé sa «grande fierté» d’avoir rencontré des Moudjahidine ayant participé à la glorieuse Révolution, n’a pu retenir ses larmes en écoutant la narration des exploits des combattants de la liberté durant la lutte pour l’indépendance. De son côté, le jeune Younes Hamadache, âgé de 19 ans, a estimé que ce qu’il avait surtout découvert en participant à la caravane de la mémoire, c’était «la résistance héroïque et les nombreux sacrifices consentis par le peuple algérien pour que l’Algérie recouvre son indépendance et sa souveraineté», soulignant que les programmes scolaires français «ne parlent que de +guerre d’Algérie+ en cachant la réalité d’une Révolution menée par un grand peuple refusant de vivre sous l’oppression du colonialisme».
C’est ce même sentiment de fierté qu’a exprimé le jeune Mohamed Boutouba, qui s’est dit surpris de voir que Guelma «regorgeait de sites historiques si +parlants+, notamment ceux liés aux massacres du 8 mai 1945.» S’agissant de la 4ème édition de la caravane de la mémoire nationale, M. Hamza Khelif, représentant le ministère de la Jeunesse et chef de la délégation, a souligné que cette manifestation, lancée le 8 mai à Alger avant d’arriver à Guelma, vise à «ancrer et à préserver la mémoire nationale, ainsi qu’à renforcer les valeurs de citoyenneté chez les jeunes, en particulier parmi les enfants de la communauté nationale établie à l’étranger.» Cette caravane clôturera, vendredi soir, ses activités dans la wilaya de Guelma, en assistant à une soirée artistique et culturelle prévue sur le site de la cascade naturelle de Hammam Debagh. Rappelons que cette caravane formée de jeunes de la communauté nationale à l’étranger avait été accueillie, vendredi après-midi à son arrivée à Guelma, par le wali, Samir Chibani, ainsi que par les autorités locales civiles et militaires.

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