

L’association écologique marine «Barbarous» d’Oran vient d’entamer l’immersion d’un récif artificiel dans la baie de Bousfer à une profondeur de 30 mètres, a indiqué mercredi dernier son secrétaire général, Amine Chakouri.
Il s’agit de l’immersion du premier récif artificiel au niveau national répondant aux normes internationales, après la promulgation du décret relatif aux récifs artificiels en 2018, selon la même source qui a rappelé que plusieurs associations dont celle de «Barbarous» avaient toutefois tenté des projets expérimentaux de récifs matriciels.
Le récif en cours d’immersion s’étend sur une superficie de 10 hectares, selon Amine Chakouri, qui a expliqué que la structure en question est composée de 80 blocs en béton, mesurant un mètre de longueur sur un mètre de largeur.
Ce projet a été préparé en collaboration avec la direction de la pêche et des ressources halieutiques, également en charge du poste de secrétaire général de la commission locale des récifs artificiels, ainsi que l’université Oran 2 et le département de génie maritime de l’université des sciences et technologie (USTO), qui ont contribué aux études de faisabilité.
«L’immersion du récif sous l’eau est assurée, quant à elle, par les plongeurs de l’association ‘’Barbarous»», affirme Chakouri, ajoutant que la STH-Sonatrach a fait don de bouées de plongée nécessaires au balisage pour assurer la sécurité des plongeurs.
L’association «Barbarous» avait réussi le projet- pilote d’un récif artificiel, dans la baie de Bousfer en 2015, qui lui a valu le Prix de «la meilleure pratique en matière de recherche et collecte des données sur la pêche artisanale», lors de la conférence de haut niveau sur la pêche artisanale en Méditerranée et en mer noire organisée par la Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée (CGPM) en 2018.
Elle figure parmi les premières associations à tenter l’expérience des récifs artificiels en Algérie.
Les résultats du projet-pilote sont, selon Amine Chakouri, «très satisfaisants, car ayant permis la régénération des espèces animales et végétales autour de la structure, passant de 4 à 44 espèces recensées ».
Cette expérience a prouvé le rôle que peuvent jouer les récifs dans la lutte contre la pêche sauvage et la régénération des écosystèmes marins, a-t-on noté.



