
La louable opération de lutte contre l’occupation illégale des espaces publics que les autorités compétentes lancent de temps à autre, ne doit pas toucher uniquement certains quartiers, et uniquement les extensions illégales des locaux commerciaux, car faut-il le dire dans certaines cités et au niveau des communes qui ceinturent la ville d’Oran, c’est la pagaille.
Les piétons n’ont plus le droit de circuler sur les trottoirs, si ce n’est pas à cause des extensions des locaux commerciaux, c’est à cause des marchands de fruits et légumes qui occupent entièrement les trottoirs et même une partie de la chaussée avec leurs étals et leurs marchandises, exposant la vie des piétons au danger du fait qu’ils sont contraints d’emprunter la chaussée au risque de se faire renverser par des véhicules, comme nous l’avions déjà rapporté plusieurs fois dans les colonnes du journal l’Echo d’Oran En effet, le problème de l’occupation illégale des trottoirs a pris une ampleur alarmante dans la majorité des communes et des cités de la wilaya d’Oran, il y a certes eu des opérations de démantèlement, qui n’ont malheureusement pas touché l’ensemble des récalcitrants, comme à titre d’exemple les extensions de certains locaux commerciaux du boulevard des Lions, une cité qui relève administrativement de la commune de Bir el Djir, ou encore le long d’une partie des trottoirs du chemin de wilaya N° 74, un important axe routier à grande circulation reliant la localité de Bir el Djir à celle de hassi Bounif, où le piéton est interdit de les emprunter, ou encore à Sidi el Bachir ou trois rues et leurs trottoirs sont occupés par les marchands des fruits et légumes et par toutes sortes de marchandises, alors que les travaux de réalisation du marché couvert sont à l’arrêt depuis au moins cinq longues années.
A Hassiane Toual, commune de Benfreha, la situation n’est guère meilleure, c’est un fléau qui s’est généralisé qui, non seulement donne une vilaine image à nos cités, mais qui prive aussi les piétons du droit d’emprunter les trottoirs pour assurer leur sécurité. Faire du commerce pour gagner sa vie et subvenir au besoin de sa famille ne veut pas dire verser dans la pagaille.
A.Bekhaitia


