
A l’instar des autres villes du monde entier, Oran a célébré, le 3 décembre dernier, la Journée internationale des personnes handicapées.
A cette occasion, il est à souligner les efforts accomplis par de nombreuses associations qui militent sur le terrain pour promouvoir les droits des personnes confrontées à un handicap et leur participation à la vie en société.
Ces associations travaillent bénévolement dans un contexte marqué par une réalité amère.
De nombreux obstacles subsistent: accès difficile à la formation, au marché de l’emploi, à la culture et aux sports… la liste des difficultés est encore longue.
Quelles sont les mesures les plus urgentes ? Comment mobiliser la société ? Et si l’intégration des personnes en situation de handicap, physique ou mentale, était une chance pour la société tout entière ? Les efforts de l’association NOUR pour la promotion et l’insertion des infirmes moteurs cérébraux ou d’origine cérébrale sont à méditer.
Créée, il y a 22 ans, par un groupe de parents désemparés devant l’inexistence de structures pour la prise en charge de leurs enfants, cette association milite pour l’insertion des infirmes moteurs cérébraux.
«Bravo pour cette association qui oeuvre pour l’apprentissage, l’éducation et la rééducation des enfants en difficulté, dans un contexte et un environnement des plus contraignant», affirme Khaled, un oranais qui a tenu à témoigner du travail énorme accompli par cette association.
Face à d’autres besoins exprimés, l’association a étendu son champ d’action aux enfants trisomiques.
Des enfants et adolescents sont pris en charge dans des classes, dont un espace consacré aux trisomiques.
Au niveau du siège, situé à l’USTO, une équipe de spécialistes pluridisciplinaire composée d’éducateurs, de psychologues, d’orthophonistes et de kinésithérapeutes encadre les enfants.
L’équipe assure différentes activités éducatives et thérapeutiques.
Une autre initiative est également à saluer: Le centre B’nat El Kheir ouvert à Oran et comptant une dizaine de professionnelles de la santé physique et mentale.
L’établissement est dédié aux enfants souffrant de divers troubles, issus de familles démunies, qui faute de moyens, peinent à satisfaire les besoins pressants de leurs enfants.
Des enfants issus de familles démunies et souffrant d’autisme, d’hyperactivité, de troubles de l’apprentissage, de dépression, de handicap et autres, trouvent dans ce centre, implanté à Haï Es-Sabah, une réconfortante prise en charge assurée par une équipe pluridisciplinaire qualifiée, composée d’une psychologue, d’une pédiatre, d’une pédodontiste et une coach de vie spécialisée dans la parentalité positive.
Le centre offre aux enfants démunis des vêtements, des fournitures scolaires et de la nourriture.
Les personnes handicapées ont besoin de ressources humaines et techniques nécessaires et une assistance pour une participation entière et autonome à la société, l’économie et la culture.
A Oran, beaucoup de personnes n’ont pas accès à des dispositifs d’aide, à l’instar des chaises roulantes ou des appareils auditifs.
Parmi les raisons de ce décalage se trouvent notamment les coûts et le manque de soutien financier.
Le nombre de personnes qui ont besoin d’appareils d’assistance est inestimable.
«Il est nécessaire d’augmenter l’accès à l’éducation, à la santé et à l’assistance sociale, de garantir l’accès à des appareils », souligne Nadir, un jeune en situation de handicap moteur.
«Les personnes en situation de handicap ont besoin d’être reconnues comme des membres de la société à part entière.
L’organisation de notre société n’est pas pensée pour ces personnes.
Qu’il s’agisse de l’éducation ou du travail, il y a une ségrégation de facto dans la plupart des domaines de l’existence», déplore Nadir.
Ilyès N


