Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed (Alger) a prononcé des peines allant de 2 à 7 ans de prison ferme à l’encontre de neuf individus impliqués dans une affaire de « bande de quartier » qui semait la terreur parmi les habitants de Belouizdad. Parmi les condamnés figure une femme sexagénaire, identifiée sous les initiales R.F., ainsi que son amie, aux côtés de six jeunes âgés de 20 à 30 ans. Une étudiante universitaire, également arrêtée dans le cadre de cette affaire, a en revanche été acquittée.
L’affaire a éclaté suite à plusieurs signalements reçus via le numéro vert 1548, en coordination avec le centre de commandement et de contrôle. Les habitants avaient alerté les autorités sur les agissements d’un groupe armé d’armes blanches prohibées (couteaux et sabres de 6ᵉ catégorie), qui semait la peur dans les quartiers de Belcourt – Nassira Nounou et Larbi Tebessi. Une vidéo documentant les faits a d’ailleurs été exploitée par les services de sécurité.
L’intervention policière a conduit à l’arrestation des neuf suspects, dont certains étaient déjà connus de la justice. Lors de l’opération, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs armes blanches, ainsi qu’une quantité considérable de comprimés psychotropes de type Prégabaline et des solutions narcotiques.
Devant le tribunal, les prévenus ont nié toute intention criminelle, expliquant qu’il s’agissait simplement d’une rixe entre jeunes du quartier, sans organisation préalable. Le procureur a requis les peines les plus sévères. La juge a finalement condamné huit d’entre eux à des peines de prison ferme allant de 2 à 7 ans, et relaxé l’étudiante.
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