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Après 10 ans de service, ils sont menacés de licenciement : le cri de détresse d’une cinquantaine d’agents de SORFERT

Une cinquantaine d’agents de chargement et de déchargement de marchandises exerçant par sous-traitance au niveau de l’usine de production d’urée «Sorfert», basée à Ain El Bia, sont sous la menace d’un licenciement collectif, et risquent de se retrouver du jour au lendemain au chômage, après 10 ans de travail en plus des années passées dès 2000 dans les travaux de réalisation de l’usine située sur la route nationale 11.

Dans une lettre adressée au Médiateur de la République, les travailleurs affirment qu’ils souhaitent être retenus par la société-mère (Sorfert), dont les responsables avaient promis, en 2018, de prendre ce dossier en considération, mais en vain, ont-ils déploré.
A ce propos, l’un le représentant de ces travailleurs dira notamment: «Nous sommes vraiment inquiets pour notre sort ; les responsables se préparent à se séparer de nous, après des années de services, alors que nous étions censés être gardés, même avec le système de contrats renouvelés», dira-t-il.
Et d’ajouter: « dans la lettre adressée au Médiateur de la République à travers laquelle nous avons interpelé les hauts responsables de l’Etat à réagir, nous avons expliqué les nombreux dangers de ce travail, notamment sur notre santé, mais c’est notre gagne-pain, et nous nous y tenons y rester. Nous sommes tous des pères de familles et, nous avons tous été à la hauteur, tant en ce qui concerne le travail que la discipline. Maintenant, après toutes ces années, ils veulent nous lancer dans les affres du chômage ».
Les travailleurs qui n’ont reçu aucune garantie de la part des responsables, lancent aussi un appel au wali d’Oran afin d’intervenir et sauver les familles de la précarité dans laquelle ils risquent d’être plongés.
L’entreprise Sorfert, chargée de l’exploitation du complexe d’ammoniac et d’urée d’Arzew, fruit d’un partenariat entre le groupe Sonatrach et un groupement étranger, table sur des recettes d’exportation de l’ordre de 600 millions USD par an.
Avec une capacité de production dépassant 1,2 million de tonnes d’urée/an et de 1,6 million de tonnes d’ammoniaque/an, peu utilisé, Sorfert fait partie des entreprises qui créent de la valeur ajoutée, en transformant les énergies fossiles, l’urée et l’ammoniac étant produits à partir du gaz naturel.
L’ammoniac utilisé principalement par l’industrie cosmétique et pharmaceutique, est exporté à 100% alors que l’urée, utilisée comme fertilisant, est, quant à elle, exportée à 95%. Les 5% restants sont destinés aux besoins agricoles locaux.
J.M

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