
Ces derniers jours, une opération consistant en l’arrosage des artères, des quartiers et cités relevant de la commune de Bir El Djir.
Or, si dans l’absolu, l’opération parait louable en cette période marquée par une chaleur caniculaire, elle est cependant fortement décriée par les citoyens qui auraient souhaité voir une telle action cibler plutôt les espaces verts qui ont dépéri, faute justement d’arrosage et d’entretien régulier. En effet, des engins mobiles pour le nettoyage et l’arrosage des routes, ont commencé à sillonné, ces derniers jours les routes de cette collectivité locales en déversant des centaines de mètres cubes d’eau douce, dans l’objectif dit on « de nettoyer et de rafraichir» certaines artères de cette partie intégrante du Grand groupement urbain d’Oran.
En réaction à cette opération qu’ils qualifient de superflue, les administrés locaux, n’ont pas manqué de rappeler qu’elle intervient au moment ou des plantes des aires de détente aménagées à coûts de milliards puisés des deniers publics, se meurent lentement mais sûrement à cause d’une sécheresse persistante. A ce titre, ils citent beaucoup d’exemples où les espaces verts ont complètement disparu du paysage urbain. Cela est le cas, notamment, des espaces végétalisés de nombreux jardins, ronds-points et des terre-pleins des doubles voies routières, qui sont la proie à un déclin total à cause d’une « soif » prolongée. Un triste constat !
« N’est-il pas opportun d’irriguer ces pauvres plantes agonisant de soif, au lieu de verser ces tonnes d’eau dans les routes et les laisser se perdre dans les conduites de drainage?», estiment nos sources. La partie qui a initié cette opération d’arrosage des routes doit savoir que, les plantes vivantes sont indispensables notamment pour l’ombre qu’elles nous apportent, outre la touche esthétique qu’elles confèrent aux sites de leur implantation.
Rappelons, selon l’avis de spécialistes, qu’un seul arbre adulte serait l’équivalent de cinq appareils d’air conditionné fonctionnant en même temps. Chaque année des centaines d’arbres et des dizaines de mètres carrés de gazons cessent de vivre faute d’arrosage régulier. Sans parler de ceux qui ont été coupés par des inconscients et n’ont pas été replantés. Ceci étant, du point de vue scientifique, des chercheurs appellent à planter plus d’arbres et de suivre leur régénérescence, et ce, dans les zones urbaines des villes afin de faire baisser les températures estivales.
La même étude scientifique, montre que si l’on y assurait l’entretien et l’arrosage de la couverture végétale urbaine, cela ferait baisser la température de 0,4° C en moyenne, durant les fortes chaleurs de l’été. L’objectif, actuellement, n’est pas de « mouiller» nos rues par le biais de camions arroseurs, mais de préserver les couvertures verdoyantes afin d’assurer la fraîcheur désirée.


