
Située dans l’arrière-pays oranais, la commune de Benfreha est «cataloguée» parmi les collectivités locales les plus «pauvres» de la wilaya d’Oran.
Les responsables locaux de cette, qui déplorent l’inconsistance des budgets qui leur sont affectés annuellement Lancent un appel urgent en direction des pouvoirs publics pour l’octroi de budgets supplémentaires pouvant subvenir aux besoins sans cesse croissants de la collectivité locale de la région des «Hassiane».
A ce propos, le président d’APC, M.
Keddar Medjahri a tenu , par le biais des colonnes de l’Echo d’Oran à solliciter encore une fois le premier responsable de l’Exécutif de la wilaya d’Oran pour venir en aide à la commune afin qu’elle puisse répondre aux exigences de développement et aux attentes des quelque 80.000 habitants.
Le P/APC dira encore: «Nos électeurs doivent savoir que notre municipalité souffre d’un énorme déficit budgétaire lié essentiellement à la diminution des droits communaux recouverts de la taxe ayant trait à l’activité professionnelle TAP».
Dans ce contexte, le P/APC de Benfréha dont le siège est localisé à Hassiane Toual révèle que son instance sa commune percevait durant l’ancien régime des contributions d’avant 2019 entre 250 et 300 millions de dinars, représentant sa part des contributions diverses.
En revanche, les recettes de la commune de Benfréha auraient dégringolé de nos jours au temps des nouvelles règles liées à la TAP et la centralisation des contributions au niveau de la direction des grandes entreprises DGE devenu en vertu des nouvelles lois des finances, l’interlocuteur fiscal unique des contribuables les plus lourds dans le pays pour arriver au seuil des 20 à 30 millions de dinars seulement.
« Que pouvons-nous faire de cette somme dérisoire? s’interroge l’édile.
Et d’ajouter: « Notre municipalité abrite dans son périmètre, deux lourdes entreprises industrielles, à savoir, Tapis d’Or et Knauff spécialisés dans la production du plâtre et ses dérivés. L’imposition de ces deux entités économiques importantes en plus d’autres microentreprises locales se fait actuellement au niveau central. Nous attendons donc notre part de ces contributions depuis 2019 et les promesses tardent à se concrétiser. Dans la foulée, le même responsable dévoilera que le service d’hygiène de sa commune fonctionne avec un effectif de 09 éboueurs seulement, surexploités d’une façon inhumaine pour collecter les déchets ménagers émanant de plus de 80.000 habitants en plus de ceux des bidonvilles.
«Nous avons deux bennes tasseuses et deux tracteurs, qui débarrassent, le chef-lieu de commune Benfréha, sa localité limitrophe Hassiane Ettoual et les autres quartiers précaires, des tonnes d’immondices en plus des déchets générés par l’activité commerciale.
Dans le domaine de l’habitat, le P/ APC en question révèle que 7000 demandes de logements sont en attente, alors que la commune de Benfréha détiendrait un total de 500 logements (300 logements déjà distribués et 200 autres socio-locatifs semi-finis attendent d’être octroyés à leurs bénéficiaires, soit un déficit de 6500 logements et un taux de soulagement de 07,14% seulement.
« Nous sollicitons une quote-part dans le programme des 1000 logements RHP localisé au niveau de notre commune et dédié au relogement des habitants d’Oran issus de l’habitat précaire.
Nous voyons mal à ce que notre municipalité abrite ce projet immobilier contenant un total de mille logements et que nous en bénéficions pas» , a encore déploré le premier responsable de la commune de Benfréha.
Dans un autre ordre d’idée et dans le but d’atténuer le problème de la surcharge scolaire, notre interlocuteur sollicite également un apport financier en PCD, et ce, pour achever la construction de six 06 locaux pédagogiques à Benfréha, dont le taux de réalisation s’est arrêté à 50% faute de financement.
En plus et à cause de la même carence budgétaire, quatre 04 autres classes sont en attente d’achèvement, avec un taux de réalisation évalué à 60%.
Deux d’entres elles, se trouvent au niveau de Moufdi Zakaria à Hassiane Toual et la seconde au niveau de l’établissement scolaire du primaire baptisé Fetouh Larbi, sis à Benfréha, d’un coût de 8.000.000 millions pour deux classes, soit 16 millions de dinars pour l’ensemble des quatre structures pédagogiques en réalisation.
Pour ce qui est du nouveau siège de la commune de Benfréha, le taux d’avancement des travaux de cette structure, est estimé selon notre interlocuteur à quelque 80% alors que les coûts de réalisation seraient évalués à quelque 33 millions de dinars jusqu’à présent en attendant l’apport financier pour la dotation du même nouveau siège communale, en équipements nécessaires.
Aribi Mokhtar


