Culture

Bouira : une pièce théâtrale retraçant la vie de l’artiste Salah Sadaoui présentée à M’Chedallah

Une nouvelle pièce théâtrale intitulée « Brikoula » retraçant la vie et le parcours de l’artiste et comédien Sadaoui Salah, et réalisée par Samir Moukhtari, a été présentée vendredi soir à la salle de cinéma de la ville de M’Chedallah en présence d’un public nombreux, a-t-on constaté.

C’est sous un tonnerre d’applaudissements que les comédiens dont Samir et Fatah Moukhtari, et Moussa Rabia ont fait leur apparition sur scène pour entamer à 21h30 leur spectacle qui a duré 35 minutes.

Avec leur talent exceptionnel, les trois comédiens ont su à travers les histoires qu’ils ont racontées et gestes comiques agrémentés de musique chaâbi, rendre un vibrant hommage au défunt chanteur et comédien Sadaoui Salah, un artiste de la région, décédé le 9 mai 2005 à Paris (France).

Le spectacle, premier du genre à être présenté à Bouira, qui est une sorte de comédie musicale mêlant comédie, chant, danse et claquettes, a subjugué le public présent, dont des familles de la ville de M’Chedallah, et d’autres venues des régions environnantes pour passer une bonne soirée de Ramadhan.

Présentée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du théâtre (27 mars), « cette pièce théâtrale se veut aussi un hommage à tous les artistes du quatrième art en Algérie », a expliqué à l’APS le jeune réalisateur Samir Mokhtari à la fin du spectacle.

« C’est un travail qui a pour but de mettre en valeur l’esprit collectif d’entraide entre les artistes, dont Sadaoui Salah, qui a beaucoup donné à la chanson et aussi à la comédie et au théâtre en général », a ajouté M. Moukhtari.

Salah Sadaoui est un chanteur algérien d’expression kabyle né en 1936 à M’Chedallah (Est de Bouira), et mort le 9 mai 2005 des suites d’une longue maladie.

Salah Sadaoui, qui passe son enfance à Alger, dans la Casbah, rejoint une chorale où il fait la connaissance du chef d’orchestre Amraoui Missoum qui deviendra le chef de file de la musique algérienne immigrée dans les années 1950 et 60.

Au sein du groupe « la Rose blanche », il animera avec des amis, chaque samedi, des galas et des soirées dans des cafés à la Casbah avant d’émigrer en 1954 en France, où il s’est consacré à la musique et à la chanson mais aussi à la comédie à travers des spectacles et des films.

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