
Trois poètes algériens, Khaled Bensalah, Lamis Saïdi et Haroun Amri, ont marqué la 32e édition du Festival international de poésie de Gênes. La 32e édition du Festival international de poésie de Gênes, « Parole Spalancate», a pris fin dans la soirée de mercredi dernier au Palazzo Ducale.
Les poètes algériens Khaled Bensalah, Lamis Saïdi et Haroun Amri ont activement participé aux rencontres de l’édition. Coordonnée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, et en partenariat avec l’Institut culturel italien d’Alger, cette participation s’est articulée autour du thème de la « Rigenerazione » (Régénération). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans le Cortile Maggiore de l’édifice historique génois en présence de diplomates, d’écrivains et d’un public nombreux. Au coeur d’une programmation riche de plus de 100 événements, la direction du festival a tenu à saluer la présence des auteurs algériens, soulignant le rôle de l’Algérie comme carrefour culturel incontournable en Méditerranée. Seuls représentants de la poésie arabe, les trois auteurs ont partagé leurs textes en langues arabe et française, accompagnés de traductions en italien. Parmi les temps forts de l’événement figure la prestation, ensemble, de Khaled Bensalah et Lamis Saïdi, qui ont fait découvrir leurs vers au public. Contacté par nos soins, le premier évoque avec émotion ce retour en Italie : « Treize ans après ma première participation à l’édition 2013, je suis revenu à Gênes sur invitation du Festival international de poésie dirigé par le grand poète italien Claudio Pozzani», a-t-il souligné. Notre interlocuteur précise que ce rendez-vous prolonge un dialogue culturel déjà bien amorcé. « Cette participation intervient après ma présence, en janvier dernier, dans 3 villes (Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Alger) dans le cadre de la manifestation Poètes des deux rives», a-t-il rappelé. Cet événement l’avait réuni avec la poétesse Lamis Saïdi et 2 auteurs italiens, Emilio Negro et Flaminia Cruciani. Le public a pu apprécier le parcours de Saïdi, ingénieure en informatique de formation, poétesse et traductrice. Figure de la scène culturelle, elle a notamment publié les recueils « J’ai oublié ma valise comme à chaque fois» (2007), « Au Cinéma» (2011) et « Comme une ville rasée» (2017). Son livre « Comme un nain qui avance à petits pas à l’intérieur de la légende» (2019) est désormais disponible en langue italienne. Elle a également signé en 2020 une traduction remarquée des oeuvres de la poétesse Anna Gréki. Aux côtés de ses recueils, dont « Le cafard de l’asphalte» et « L’ennui des navires» (Éditions Al-Mutawassit, 2016), Bensalah a partagé son expérience de traducteur littéraire qui transpose vers l’arabe les romans d’Eric Vuillard et de Joseph Andras. La poésie algérienne était aussi portée par le talent du jeune poète Haroun Amri. Pour l’occasion, Khaled Bensalah a enfin traduit en italien plusieurs poèmes choisis de son recueil « Les premières marées et les dernières images».


