
Au Brésil, la déforestation ne s’arrête pas après le départ de Jair Bolsonaro. Le président brésilien Lula et la compagnie publique Petrobras ont annoncé ce mercredi la reprise des forages dans la principale réserve terrestre d’hydrocarbures du pays, au coeur de l’Amazonie, après environ une décennie d’interruption.
Le chef de l’Etat se dit favorable à l’abandon progressif des combustibles fossiles afin de freiner le changement climatique, mais estime que le Brésil, neuvième producteur mondial de pétrole l’an dernier, a besoin des recettes des hydrocarbures pour financer sa transition énergétique.
« Nous aimons le Brésil, nous aimons Petrobras, nous voulons bien vivre, bien travailler, bien étudier, et cela ne sera possible qu’avec de la croissance économique », a déclaré le président de gauche lors d’une cérémonie officielle dans l’Etat d’Amazonas (nord). À ses côtés, la présidente de Petrobras, Magda Chambriard, a annoncé 2,5 milliards de réais (environ 423 millions d’euros) d’investissements dans le forage de 22 nouveaux puits dans le champ pétrolier d’Urucu, où la production a débuté il y a une quarantaine d’années. Il s’agit de la plus grande réserve terrestre du Brésil, dont 95 % de la production d’hydrocarbures provient de gisements offshore (avec des plateformes situées en pleine mer).


