Santé & Bien-être

Crises de panique : connaissez-vous cette technique très simple pour les gérer ?

Selon une nouvelle étude, des exercices physiques brefs, intermittents et intensifs sont plus efficaces que la relaxation pour réduire la gravité et la fréquence des crises de panique.


L’ESSENTIEL

  • On estime que 10 % des personnes subiront au moins une crise de panique au cours de leur vie.
  • Faire de brefs exercices physiques intensifs et intermittents est plus efficace que la relaxation pour réduire la gravité des crises.
  • Cette méthode pourrait aussi être intéressante pour traiter les troubles anxieux et dépressifs.

Aussi bien le patient que les témoins sont souvent pris au dépourvu face à une crise de panique. Le traitement standard pour lutter contre cet accès soudain de peur intense sans cause apparente est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), avec ou sans antidépresseurs. Toutefois, une autre alternative serait possible, selon une nouvelle étude parue dans la revue Frontiers in Psychiatry. Faire régulièrement des exercices physiques brefs, intermittents et intenses serait plus efficace pour réduire la gravité des attaques de panique.

Crise de panique : l’activité physique peut réduire les symptômes et les épisodes

Pour déterminer si l’activité physique pouvait être utile aux patients souffrant de crises de panique, les chercheurs ont réuni 102 personnes diagnostiquées avec ce trouble. La moitié d’entre elles suivaient des séances de relaxation musculaire, méthode couramment utilisée dans la TCC, tandis que les autres faisaient de l’exercice physique.

Les séances de sport du groupe activité physique commençaient par des étirements musculaires, suivis de 15 minutes de marche et d’une à six séquences de course à haute intensité de 30 secondes, alternées avec 4,5 minutes de récupération active. Elles se terminaient ensuite par 15 minutes de marche supplémentaires. Le groupe de relaxation musculaire réalisait des exercices de contraction musculaire. Tous les patients portaient des dispositifs de suivi biométrique pendant les exercices et participaient à 3 séances hebdomadaires pendant 12 semaines.

Vingt-quatre semaines plus tard, les volontaires étaient évalués en fonction de l’échelle de panique et d’agoraphobie (PAS), qui évalue la gravité des symptômes de panique à partir des réponses à 13 questions. Leur niveau d’anxiété et de dépression, ainsi que la fréquence et la gravité des crises de panique étaient aussi évalués.

Résultats : le score PAS moyen ainsi que les scores d’anxiété et de dépression ont diminué au fil du temps dans les deux groupes. Toutefois, le repli était plus fort dans le groupe pratiquant des exercices intermittents brefs et intenses. La fréquence et la gravité des crises de panique ont aussi davantage baissé dans ce groupe.

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