La visite du wali Samir Chibani à la rue des Aurès (ex-La Bastille) au début du mois, a été l’occasion pour rappeler aux commerçants de la nécessité de répondre favorablement à la demande des autorités, afin de libérer l’espace et permettre le début des travaux de réhabilitation des réseaux d’évacuation des eaux et la restauration des immeubles. Le but est de préserver cette rue mythique très visitée par les hôtes d’El Bahia. La solution est de déplacer les commerçants vers un lieu adéquat.
Quoique, le marché des Aurès regroupe des centaines de commerçants formels et informels et c’est là le hic qui a fait que l’opération de délocalisation des marchands prenne du temps à cause du refus. Le premier responsable de la wilaya a eu des conversations avec les commençants concernant ce sujet et a eu un retour favorable à cette opération, qui selon eux est essentielle pour garder en bon état cette rue commerciale et ce marché célèbre sollicités par tous les visiteurs de la ville.
L’état de la route, le déversement des eaux usées s’ajoutent aux vieilles bâtisses qui nécessitent un coup de lifting. L’entretien des déchets ménagers et ceux des vendeurs de légumes est également l’un des soucis des responsables et des défenseurs de la destination Oran, d’où la volonté de redonner à ce marché mythique son lustre d’antan. Une simple virée à la rue des Aurès, après quelques minutes de pluie, vous donne une idée de l’ampleur des dégâts en ce qui concerne l’hygiène.
L’un des marchés phares de la ville, n’offre malheureusement pas cette image de lieu commercial et touristique, à cause de l’état délabré de ses bâtisses, l’anarchie qui y règne, les déchets et le rejet des eaux usées qui jonchent cette rue des Aurès. Très sollicité tout au long de la journée, le marché de la Bastille est désormais « verrouillé » par les marchands qui ne voulaient même pas céder pour laisser la place aux travaux de restauration de ce lieu emblématique des Oranais.
Les passants pataugent dans une gadoue inqualifiable, et les marchands, qui ont des étals de fruits et légumes, ne se soucient aucunement des déchets de leurs produits, qu’ils lancent négligemment en dessous. Les poissonniers qui activent tout près d’eux, alors qu’ils doivent posséder leur propre marché, contribuent à salir la rue en arrosant constamment leurs casiers de poissons.
Quant aux agents de la commune, chargés du nettoyage de la rue, ils peinent à la récurer de façon convenable, le sol est tellement défoncé sur toute la longueur qu’ils ne peuvent faire du bon travail. Mais la tâche sera dure à exécuter, et équivaut à mettre au chômage tous les maraîchers, poissonniers et autres marchands informels qui vivent de ce commerce. Une opération de réhabilitation de cette rue à la fois touristique et commerciale est plus qu’indispensable, si les responsables locaux souhaitent protéger ce lieu de la détérioration.
J.M.


