Les services de la santé et de la population d’Oran redoublent d’effort afin de protéger les enfants des cas de diphtérie, cette maladie qu’on croyait révolue, a refait surface ces derniers mois avec des cas signalés chez les ressortissants africains au sud du pays. Et avec le déplacement de ces familles à travers le territoire du pays, les wilayas sont sur le qui-vive afin de faire face à une éventuelle pandémie.
Des médecins de la DSP ont lancé un appel aux familles oranaises de prendre leur précaution en cas de symptômes de cette maladie. Tout en insistant sur la vaccination des nouveaux nés ainsi que l’allaitement maternel qui constitue une protection aux bébés. Sur ce point, des sources du secteur ont affirmé que lors des contrôles et des consultations effectués au niveau des nouvelles cités récemment où les familles ont été récemment relogées, ne possèdent même pas des carnets de vaccin pour leurs enfants, ce qui considéré comme un danger sur la vie des enfants et de leur entourage même à l’âge adulte. La Diphtérie est une maladie causée par plusieurs espèces de corynebactéries du complexe diphtheriae. La diphtérie typique est une infection respiratoire qui induit des atteintes du système nerveux central, de la gorge ou d’autres organes, entraînant la mort par asphyxie. Plus fréquentes, les infections cutanées sont souvent moins graves. Il existe un vaccin efficace, obligatoire pour les enfants et les professionnels de santé, pour lequel il est recommandé de suivre le calendrier vaccinal toute sa vie. La transmission de la diphtérie se fait principalement par inhalation des gouttelettes respiratoires expulsées lors de la toux ou de l’éternuement par une personne infectée. La maladie peut également se propager par contact direct avec des objets ou des tissus contaminés. Une fois établie, la bactérie peut produire des toxines qui endommagent les tissus corporels. L’infection à C. ulcerans est transmise par contact avec des animaux de compagnie, en particulier chiens ou chats, eux-mêmes souvent asymptomatiques. Dans le cas des infections à C. ulcerans, la transmission interhumaine n’a jamais été démontrée. L’infection à C. pseudotuberculosis est très rare et due à des contacts avec des petits ruminants, le plus souvent chèvres et moutons.
J.M


