
Lors des journées spéciales organisées, ce week-end, par l’hôpital 1er novembre 1954 sous le thème « Coeur et diabète : le danger silencieux et les défis actuels de la voie métabolique cardio-rénale », le Dr Taleb Najib, du service de médecine interne de l’EHU, a révélé une augmentation significative des cas de diabète.
Il a indiqué qu’entre 17,5 % et 20 % de la population âgée de 20 à 80 ans est touchée par la maladie, un pourcentage considérable, notamment quand on prend en compte que de nombreux cas restent non diagnostiqués, en milieu rural, où des personnes vivant avec la maladie sans le savoir, ce qui représente un grave risque pour leur santé.
Il a souligné, en ce sens, le lien étroit entre le diabète et son impact sur d’autres organes, notant que les maladies métaboliques, le diabète et les maladies cardiaques sont devenus fréquentes de nos jours. Il a également déclaré qu’il y a eu une augmentation spectaculaire du développement du diabète et des maladies métaboliques chez les enfants, qu’il attribue à des changements dans les habitudes alimentaires, à une consommation excessive de restauration rapide, à un manque de repas sains et riches en vitamines, à des troubles du sommeil et à une activité physique insuffisante.
Ces facteurs, a-t-il expliqué, ont conduit au développement du diabète et d’autres problèmes de santé tels que l’obésité. Cet événement scientifique a réuni de nombreux professeurs, médecins spécialistes et chercheurs issus de divers établissements de santé et universités. La première journée a été consacrée à plusieurs conférences scientifiques abordant le concept de la voie métabolique cardio-rénale, la relation entre le diabète et les maladies cardiaques et rénales, ainsi que les facteurs de risque vasculaire et les approches diagnostiques et thérapeutiques les plus récentes dans ce domaine.
Ces journées ont également porté sur les innovations thérapeutiques modernes et leur rôle dans l’amélioration de la prise en charge du diabète et la réduction des complications cardiaques et rénales. Des cas cliniques réels ont été présentés, favorisant les échanges d’expériences et d’expertise entre les participants.
De son côté, le professeur Rahou Amine, chef du service de médecine interne et de diabétologie de l’hôpital du 1er novembre, a souligné l’importance d’un diagnostic précoce et spécialisé, ainsi que la nécessité d’impliquer les citoyens dans la lutte contre les maladies chroniques telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires.
Ceci est crucial pour la maîtrise des données statistiques, l’amélioration des services de santé pour tous les segments de la population, en particulier les groupes vulnérables, et pour garantir le développement de soins de haute qualité et suivre le rythme des progrès dans les différentes spécialités médicales. Il a souligné l’importance de lutter contre les maladies chroniques qui peuvent affecter la santé d’un patient sans prévenir, par le biais de campagnes de sensibilisation, de programmes de dépistage précoce et d’échanges d’expertise sur les dernières avancées dans le traitement des maladies entre spécialistes du domaine.
À propos du diabète, il a indiqué que l’organisation de ces journées visait à aborder les causes, les méthodes de traitement innovantes et à formuler des recommandations pour améliorer la pratique médicale.
J.M


