Les usagers de la route au niveau des deux secteurs urbains voisins en l’occurrence, El Yasmine rattaché à la commune de Bir-El-Djir et Es-Sabah (Sidi Chahmi), à l’est d’Oran, se plaignent de l’état catastrophique du réseau routier intramuros de leurs quartiers.
En effet, les automobilistes ont affiché leur colère face, à la prolifération des nids-de-poules et autres crevasses jalonnant la chaussée délaissés par des intervenants insoucieux, lesquels, exécutent des travaux sur la chaussée et abandonnent les lieux sans procéder à la remise en l’état de cette même chaussée.
Ceci pour dire qu’il ne reste plus rien du tissu routier à El Yasmine et sans doute le dernier coup de grâce porté au réseau se produit actuellement au niveau du grand boulevard des 90-Mètres touché lui aussi, à l’instar des autres routes du même quartier par la dégradation suite à certains travaux qui y sont opérés actuellement pour raccorder l’espace médian bénéficiant d’aménagement au réseau d’assainissement, puisque, des tranchés grandioses en largeur et en profondeur anéantissent les trains des véhicules comme nous le montre la photo prise hier.
Face à la persistance de cet état de fait, les usagers de la route s’interrogent non sans afficher leur inquiétude.
A ce propos, l’un d’eux dira: «la situation ne cesse de se dégrader d’année en année.
Comment expliquer le fait que les deux collectivités locales, celles de Bir-El-Djir et Sidi Chahmi ne soient pas aptes à entretenir correctement leurs routes et chaussées? «.
D’ailleurs, cette question s’impose quand on roule à bord d’une voiture et qu’on est confronté à l’état de dégradation avancée des voies de circulation, surtout au niveau de certaines artères de ces deux agglomérations limitrophes, générant ainsi, l’inconfort à bord des véhicules dont les suspensions sont mises à mal, avec des risques de crevaisons surtout.
Il faudrait souligner que, la situation devient insupportable lorsqu’il pleut, puisque ces tronçons routiers fortement abîmés se transforment en vrais pièges pour les voitures qui s’y engouffrent et se détériorent, engendrant des accidents graves.
Où est donc le suivi des services techniques afin de veiller à la remise en l’état initial de la chaussée après interventions sur le réseau routier ? Les usagers de la route se demandent également, quel est le motif d’existence du Fonds national routier (FNR) qui détient 20% des recettes fiscales annuelles dues à la vignette automobile, alors que le reste des frais de cette vignette est réparti entre la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales et le budget de l’Etat, soit 30 et 50% si les automobilistes payent leurs redevances routières et sont confrontés au sempiternel problème des nids-de-poules? Normalement avec cet argent engrangé, les travaux de revêtement, de renforcement et de réhabilitation des routes nationales, devraient être engagés partout dans le but de l’amélioration de la sécurité routière par les effets d’un entretien et de sauvegarde du réseau routier national.
Aribi Mokhtar


