
Rien ne va plus à l’Espérance de Mostaganem.
Battue dernièrement par l’USM Khenchela (1-0), l’équipe enregistre une cinquième défaite consécutive. En cinq rencontres, l’ESM n’a inscrit qu’un seul but, pour sept encaissés.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la situation devient alarmante. Les supporters, désabusés, ne cachent plus leur colère.
« C’est insupportable, on ne reconnaît plus notre équipe. Où sont passés nos leaders ? », s’interroge Ahmed, fidèle du Taradji depuis plus de vingt ans.
Mostafa, un autre passionné, renchérit :
« Sans M’Bolhi, Benlamri et Zeffane, le manque d’expérience se fait cruellement sentir. On perd confiance à chaque match. »
Pourtant, tous ne partagent pas cet avis. Certains doutent de l’apport réel du trio d’ex-internationaux.
« Honnêtement, je ne vois pas ce qu’ils changent. L’équipe joue pareil avec ou sans eux », estime Karim, supporter depuis quinze ans.
Samir ajoute : « Leur expérience ne se traduit pas sur le terrain. Je préfère voir les jeunes se battre. »
Le débat est donc ouvert : l’absence de M’Bolhi, Benlamri et Zeffane met-elle en lumière le manque de profondeur du banc, ou révèle-t-elle un problème plus profond ?
Du côté du vestiaire, la frustration est palpable.
« On se bat malgré tous nos efforts, mais ce n’est jamais suffisant », confie un joueur sous couvert d’anonymat.
Ce qui n’était qu’un passage à vide tourne désormais à la spirale négative. Si les dirigeants et le staff technique n’agissent pas rapidement, la crise pourrait s’enliser et laisser des traces durables.
Les yeux de Mostaganem sont désormais braqués sur leur équipe : la réaction doit être immédiate.


