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Euro-Med Human Rights Monitor s’alarme de l’ampleur des atrocités subies par les Palestiniens dans les prisons de l’entité sioniste

L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme (Euro-Med Human Rights Monitor) s’est alarmé, mardi, de l’ampleur de la torture systématique et des atrocités subies par les Palestiniens dans les prisons de l’entité sioniste, affirmant que l’état de santé physique et mental des détenus et prisonniers palestiniens libérés lors du septième cycle de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza est « choquant ».

Selon cette organisation de défense des droits de l’homme, des centaines de prisonniers et de détenus libérés sont arrivés dans la bande de Ghaza dans « un état de santé exceptionnellement mauvais » et nombreux d’entre eux « avaient besoin de soins médicaux urgents car leur corps présentait des signes de torture et de traitements inhumains ».

Outre la faiblesse et l’épuisement, l’équipe de terrain de l’Observatoire Euro-Med a constaté de graves blessures chez les détenus et les prisonniers, y compris des amputations de membres et de graves enflures causées par la torture.

« Certains semblaient incapables de marcher sans l’aide de leurs amis, et d’autres avaient besoin d’une attention médicale immédiate car leur état de santé se détériorait rapidement », a souligné l’Observatoire dans un communiqué.

Bien que la majorité des détenus n’ait pas été accusée de crimes spécifiques, nombre d’entre eux ont affirmé avoir été battus, maltraités et menacés jusqu’à la dernière minute avant leur libération.

Durant leur détention, ils ont été torturés et soumis à des traitements dégradants dans le cadre d’une politique systématique visant à leur causer de graves préjudices physiques et psychologiques, soutient cette ONG.

Elle a relevé que « cette politique s’inscrit dans le cadre du crime de génocide commis par (l’entité sioniste), qui vise à détruire le peuple palestinien de la bande de Ghaza, en affaiblissant les fondements de sa survie et en le conduisant à la soumission ou à l’extinction ».

En outre, l’équipe d’Euro-Med Monitor a documenté l’utilisation continue par l’entité sioniste de la torture psychologique et de l’humiliation contre les prisonniers récemment libérés.

Un exemple de ces mesures est l’obligation faite par les autorités pénitentiaires aux détenus nouvellement libérés de porter des gilets portant des slogans officiels de l’administration pénitentiaire sioniste et des phrases menaçantes en hébreu, y compris des citations religieuses qui expriment le principe de la vengeance et de la poursuite jusqu’à l’anéantissement.

« En privant les Palestiniens de leur humanité et en les traitant comme une cible légitime à tuer et à prendre pour cible, les actions de (l’entité sioniste) vont au-delà de la guerre psychologique et constituent une extension dangereuse du discours de haine institutionnel et une consolidation de l’intention de commettre un génocide », a fait observer l’Observatoire.

Il a soutenu, à ce titre, que « les violations dont sont victimes les prisonniers et les détenus palestiniens de la part de (l’entité sioniste) que ce soit pendant leur détention ou après leur libération, violent gravement le droit international et représentent un mépris flagrant des règles obligatoires qui interdisent la torture et les traitements cruels ou inhumains, sans exception ».

L’ONG a appelé, dans ce contexte, les organisations internationales concernées à « prendre des mesures rapides et décisives pour mettre fin aux crimes généralisés et systématiques d’assassinat, de torture et d’autres violations graves commis par (l’entité sioniste) à l’encontre des prisonniers et des détenus palestiniens ».

Elle a plaidé également pour la libération « immédiate » et « sans conditions » des détenus qui ont été arrêtés arbitrairement.

L’Observatoire estime, en outre, que la Cour pénale internationale doit « enquêter sur ces crimes, soumettre des rapports spécialisés sur les crimes commis contre les prisonniers et les détenus palestiniens dans les prisons et les centres de détention (sionistes), en particulier après le 7 octobre 2023, et délivrer des mandats d’arrêt à l’encontre de tous les auteurs de ces crimes ».

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