
Le vent tourne à Ottawa. Selon plusieurs sources citées par le National Post, le Canada envisagerait de réduire drastiquement sa commande de F-35 américains au profit du Gripen suédois. Ce virage stratégique, s’il se confirme, marquerait une rupture majeure avec Washington.
Pour l’heure, la ligne officielle reste prudente, le ministre de la Défense, David McGuinty, a martelé ce mardi 27 janvier qu’« aucune décision n’a été arrêtée ». Mais en coulisses, les signaux d’une révision de la commande de 88 F-35, annoncée fin 2022 se multiplient.
D’après le National Post, le gouvernement de Mark Carney pencherait pour un partage de la flotte : environ 40 F-35 seraient maintenus, tandis que 80 Gripen de chez Saab viendraient compléter les escadrons. Un point crucial pèse dans la balance : une partie de la production du chasseur suédois se ferait au Québec.
Difficile toutefois de faire machine arrière. Le Canada a déjà acté l’achat de 16 premiers F-35 et les chantiers d’infrastructures pour les accueillir ont débuté. Les premières livraisons sont même attendues cette année, incluant huit appareils destinés à l’entraînement des pilotes en Arizona. L’abandon total du programme est donc exclu.


