
Les évacuations aériennes se poursuivent mardi dans les communautés reculées du Nord canadien, menacées par des feux de forêt qui « engloutissent » des routes, poussant la principale ville des Territoires du Nord-Ouest à décréter l’état d’urgence.
Près de 168.000 personnes ont dû être évacuées au Canada depuis le début
d’une saison des feux qui bat tous les records. Aux Territoires du
Nord-Ouest, qui comptent plus de 230 feux actifs, environ 15% de la
population est actuellement évacuées, soit plus de 6.000 personnes, selon
les autorités.
Séparées de plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, ces
villages sont « particulièrement difficiles » à évacuer par voie terrestre,
explique Mike Westwick, du service des feux territorial, précisant qu’un
contingent de 120 soldats était déployé mardi pour faciliter des
évacuations aériennes.
Lundi soir, la capitale territoriale Yellowknife, ville de quelque 20.000
habitants, avait décrété l’état d’urgence en raison notamment d’un brasier
situé à 20 km.
La province voisine de la Colombie-Britannique, elle aussi durement
frappée par les feux de forêt, a enregistré un mercure au-dessus de la
barre des 40 degrés Celsius, une première cette année au Canada, a indiqué
mardi le ministère de l’Environnement.
La ville de Lytton a vu la température atteindre lundi 41,4 degrés, deux
ans après avoir été ravagée par les flammes dans les jours qui avaient
suivi un « dôme de chaleur » inédit avec un record historique de 49,6 degrés
pour le pays.
Le Canada, qui de par sa situation géographique se réchauffe plus vite que
le reste de la planète, est confronté ces dernières années à des événements
météorologiques extrêmes dont l’intensité et la fréquence sont accrues par
le réchauffement climatique.


