Dans la wilaya de Tipasa, les agents de la Protection civile et les saisonniers, recrutés dans le cadre du dispositif en question, sont toujours en poste dans les 49 plages autorisées à la baignade.
Bien que le rivage semble de plus en plus déserté par les estivants, surtout après la chute des températures accompagnées souvent par des vents, quasi quotidiens, qui soulèvent une succession de vagues, dissuadant ainsi les nageurs les plus téméraires à accomplir quelques brasses, les surveillants de plage sont au poste à longueur de journée.
L’exemple le plus illustratif est la grande plage Colonel-Abbès, à Douaouda, située à l’extrême est de la wilaya.
Ici, l’automne a déjà planté son décor et les rares amoureux, de la grande bleue, présents se comptent de loin.
La plupart s’adonnent à leur passion dévorante, à savoir la pêche à la ligne, tandis que des familles partagent, qui un repas, qui une discussion autour des tables disposées à quelques centimètres des vagues.
«Jusqu’au soir du 30 septembre, date à laquelle la saison estivale prend fin, notre dispositif était de rigueur à travers les 49 plages autorisées à la baignade», affirme le capitaine Mohamed Michalikh, chargé de la communication au niveau de la Protection civile de Tipasa.
Pour le mois de septembre, le dispositif compte 65 agents professionnels chefs de poste, 420 saisonniers, 3 inspecteurs, 11 contrôleurs de plage, 4 médecins et 34 plongeurs professionnels.
Durant les deux mois de la haute saison, soit au cours juillet et août, le nombre des surveillants saisonniers des plages était de 910 et de 670 saisonniers au mois de juin.
Au départ, le nombre de plages autorisées à la baignade, à Tipasa, était de 50 sites, avant qu’une plage ne soit interdite sur arrêté du wali à la deuxième quinzaine du mois d’août.
«Il s’agit de la plage la Fermette à Bouharoun, suite aux recommandations de la sous-commission chargée de déterminer les sites autorisés à la baignade.
La cause de cette interdiction est liée à la pollution après que les analyses qui y ont été effectuées se sont révélées positives», dévoile le même officier.
À noter que depuis le début de la saison estivale à ce jour, le bilan de la Protection civile de Tipasa a recensé 1.376 interventions dans les plages autorisées à la baignade.
«8.962 baigneurs ont été sauvés de la noyade et 4.096 estivants ont été victimes notamment de blessures, de malaises ou d’insolation. Parmi eux, 3.613 ont été secourus et soignés sur place, tandis que 483 autres ont été évacués vers des structures de santé», détaille le capitaine Mohamed Michalikh.
Et d’ajouter: «Nous avons recensé, depuis le début de la saison estivale, 13 décès par noyade dans des zones rocheuses et cinq morts dans les sites autorisés à la baignade. En tout, 18 décès par noyade ont été enregistrés sur la côte de Tipasa».


