L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme (Euro-Med Human Rights Monitor) exhorte la communauté internationale à «exercer une véritable pression» sur l’entité sioniste pour qu’elle garantisse rapidement l’entrée inconditionnelle d’équipes techniques, de spécialistes de la médecine légale et d’enquêteurs internationaux dans la bande de Ghaza, ainsi que du matériel nécessaire pour aider à l’identification des victimes.
«Ces mesures aideront les Palestiniens de la bande de Ghaza à retrouver les corps des victimes dans les débris et dans les zones que les forces (sionistes) ont occupé, à identifier les victimes et à localiser les endroits où se trouvent celles qui n’ont pas été retrouvées», a-t-il expliqué dans un communiqué. Pour cette ONG, ces actions sont «essentielles», non seulement pour préserver les droits des familles à connaître le sort de leurs proches et à enterrer ceux qui ont été tués dans la dignité et le respect, mais aussi pour garantir que les auteurs du génocide à Ghaza «répondent de leurs actes». Selon l’Observatoire, les visites urgentes sur le terrain au cours des premiers jours du cessez-le-feu, menées par ses équipes de terrain ont permis de «documenter un grand nombre de corps palestiniens tués par les bombardements (sionistes) au cours des derniers mois, dont beaucoup sont presque complètement décomposés». Jugeant «essentiel» de fournir aux équipes de secours locales du matériel spécialisé et des équipes techniques pour les aider à récupérer les victimes sous la masse de débris enchevêtrés, cette organisation plaide également pour l’envoi à Ghaza d’équipes d’experts composées d’enquêteurs internationaux et de spécialistes de la médecine légale. Ces équipes «sont nécessaires de toute urgence pour identifier les victimes, en particulier les corps décomposés difficiles à identifier», a-t-elle ajouté. Les premières estimations montrent que plus de 11 000 personnes sont portées disparues, y compris de nombreuses personnes dont les familles présument qu’elles ont été tuées dans les zones d’incursion militaire sioniste ou qui restent coincées sous les décombres à la suite de bombardements, ainsi que d’autres qui ont disparu dans les prisons de l’occupation sioniste. En plus de soutenir les efforts internationaux pour obliger l’entité sioniste à répondre de ses crimes à Ghaza, la présence d’équipes médico-légales spécialisées permettra de «préserver les preuves nécessaires pour poursuivre ceux qui s’en sont rendus coupables», a affirmé cet Observatoire. Pour éviter la perte de ces preuves ou la manipulation des enquêtes, l’Observatoire estime «crucial» de disposer des moyens nécessaires pour «documenter l’état des corps des victimes conformément aux normes des droits de l’homme».


