A la Une

Grande station d’eaux usées : renforcement des capacités de relevage

La société de l’eau et de l’assainissement d’Oran (SEOR) a débloqué, hier, un budget d’un peu plus de 195 millions de dinars pour financer un projet de renforcement de la capacité de la station de relevage des eaux usées de la wilaya d’Oran.

Ce projet inclut l’acquisition d’équipements de pompage d’eaux usées. Cette station d’épuration nécessite un renforcement pour améliorer son rendement. L’entreprise chargée de la réalisation dispose d’un délai de 8 mois pour livrer ce projet. Ce projet s’ajoute à un récent projet de réhabilitation de la station d’épuration Boumellal de Aïn El Beïda, dans la commune d’Es Sénia pour lequel la direction des ressources en eau avait débloqué un budget d’un peu plus de 30 millions de dinars pour financer ce projet. Dans la wilaya d’Oran, le défi est immense: 80% des eaux usées sont rejetées sans traitement, ce qui aboutit à répandre dans la nature des bactéries, des nitrates, des solvants chimiques, des médicaments et autres polluants toxiques. Le recyclage des eaux usées devient impératif. Dix projets de stations d’épuration des eaux usées (STEP) sont inscrits dans le programme de la direction des ressources en eau de la wilaya d’Oran, visant à éradiquer les rejets des eaux usées en mer et dans les zones humides. « Les stations d’épuration en cours de réalisation à Oran, seront dotées, à moyen terme, de dispositif de traitement tertiaire qui permet une augmentation du potentiel hydrique de réutilisation dans divers secteurs », explique-t-on à l’Office national d’assainissement (ONA). « Les études de maturation sont lancées à l’instar de l’étude générale de réutilisation des eaux usées épurées aux fins d’utilisation agricole et industrielle », assure l’ONA, détaillant que l’objectif étant «la mise en place de la carte de réutilisation par bassin hydrographique qui tient compte du bilan hydrique, de la vocation et des spécificités de la région ». L’objectif principal et plus facilement atteignable est que l’eau traitée soit utilisable en agriculture, qui représente environ 70% de la demande de cette ressource. La marge de progression est énorme. A côté des usines de dessalement, les stations d’épuration permettent de satisfaire les besoins en puisant moins dans les nappes phréatiques. Le projet de réalisation d’une station d’épuration des eaux usées et des eaux de pluies est relancé à Djefafla, dans la commune de Mers El Hadjadj. Le projet entame sa troisième phase. L’APC de Mers El Hadjadj est engagée dans une course contre la montre pour l’achèvement de ce projet. Une station d’épuration est en cours de construction à Béthioua pour éviter les rejets en mer.

Ilyès N.

Bouton retour en haut de la page