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Grèce: nouvelle loi sur l’interdiction des logiciels espions

Les députés grecs ont adopté vendredi un  projet de loi visant à « interdire l’utilisation des logiciels espions » à  l’issue de débats houleux sur fond de scandale des écoutes qui éclabousse  le gouvernement conservateur.

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, sous pression après des  révélations sur la surveillance d’hommes politiques et de journalistes via  le logiciel espion Predator, a assuré que l’objectif du projet de loi était  de « réparer des erreurs » dans le fonctionnement du Renseignement.
A la tribune du Parlement (Vouli) jeudi, le Premier ministre avait  expliqué que le projet de loi prévoyait « la modernisation du fonctionnement  des services du renseignement et de la protection des communications » ainsi  que « l’interdiction de l’utilisation des logiciels malveillants par tout  particulier ».
S’en est suivi une passe d’armes avec son prédécesseur au poste de chef de  gouvernement et actuel chef de l’opposition, Alexis Tsipras, qui le  pressait de démentir des révélations de la presse selon lesquelles le chef  d’état major des armées et des ministres ont fait l’objet d’une  surveillance.
Le scandale des écoutes en Grèce a véritablement éclaté durant l’été quand  le député européen Nikos Androulakis, chef du parti socialiste grec  (Pasok-Kinal), a révélé que son téléphone portable avait fait l’objet d’une  tentative d’infiltration par le logiciel Predator.
En début d’année deux journalistes d’investigation avaient déjà saisi la  justice affirmant avoir été surveillés.
Kyriakos Mitsotakis, qui a admis la surveillance de Nikos Androulakis, a  démenti le recours au logiciel Predator et renvoyé l’affaire à la justice.
Le parti de la gauche radicale de M. Tsipras, Syriza, accuse depuis des  mois le gouvernement « de couvrir » ce retentissant scandale et le texte du  projet de loi ne dispose pas « de garanties suffisantes eu égard au respect  des règles démocratiques, de transparence », selon lui.

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