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Hausse vertigineuse des prix de la viande blanche et des produits avicoles : un fardeau insoutenable pour les ménages

Une situation préoccupante secoue actuellement les marchés d’Oran, faisant monter en flèche les prix de la viande blanche, en particulier le poulet. Cette montée vertigineuse des prix crée un climat d’inquiétude parmi la population, car elle affecte directement le pouvoir d’achat des ménages, en particulier ceux à revenu modeste.

En un laps de temps remarquablement court, le coût du poulet a atteint des sommets alarmants, s’élevant à 520 dinars le kilogramme pour le poulet entier et à 600 dinars pour le poulet découpé, vendu chez les bouchers locaux. Cette envolée rapide des prix décourage de nombreux consommateurs qui se voient désormais contraints de revoir leurs habitudes alimentaires en raison de cette augmentation soudaine. Même les morceaux moins prisés du poulet, tels que les abats, n’échappent pas à cette hausse, avec un prix exorbitant de 1.200 dinars sur le marché de la nouvelle ville.
Les oeufs suivent la même tendance, avec un prix atteignant jusqu’à 25 dinars pour un seul oeuf, et un plateau de 30 oeufs coûtant désormais plus de 700 dinars. Cette situation transforme progressivement cette denrée alimentaire de base en un produit de luxe, comparable à la viande rouge. Plusieurs facteurs contribuent à l’aggravation de cette situation alarmante. Certains observateurs pointent du doigt le manque de régulation et de surveillance des prix, laissant ainsi aux détaillants le pouvoir de fixer les tarifs à leur guise.
Face à cette réalité inquiétante, les citoyens expriment leur préoccupation grandissante et appellent instamment les autorités compétentes à prendre des mesures rapides. Ils réclament une régulation stricte du marché, la mise en place de mécanismes de contrôle des prix et des mesures visant à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs, en particulier des familles à faible revenu.
Il devient impératif d’intervenir de toute urgence pour alléger le fardeau financier qui pèse lourdement sur les ménages et qui résulte de ces prix exorbitants pour des produits alimentaires de première nécessité. Selon certains détaillants la multiplication des intermédiaire est à l’origine de l’envoler des prix des viande blanche. D’autres l’expliquent par l’éternelle équation de l’offre et la demande.
Pour les professionnels du secteur «Il faut qu’il y ait une stratégie claire pour arriver à vraiment réguler le marché. Celle-ci ne peut être efficace que si on prend en compte les besoins réels de notre marché local pour qu’on puisse, par voie de conséquence, organiser tous les maillons de la production afin d’éviter tout dérèglement ou, écart démesuré en matière des tarifs». Cette hausse est due, selon un boucher, à l’absence d’un plan de production agricole stable. Chacun se livre alors à la spéculation et les prix ne peuvent qu’augmenter.
La hausse est aussi justifiée en grande partie par l’interruption volontaire du travail de certains éleveurs avicoles qui dénoncent la concurrence inégale qu’ils subissent de la part des éleveurs non déclarés. La plus importante est le recours encore aux méthodes traditionnelles d’élevage et le manque d’organisation et de prévision pour cette filière. Ce manque d’estimation touche toutes les filières agricoles, générant ainsi des perturbations dans l’approvisionnement du marché, des spéculations et l’instabilité des prix.
Mehdi A

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