
Le Parlement irakien a voté lundi une nouvelle loi électorale qui consacre le retour à de plus grandes circonscriptions et à un mode de scrutin proportionnel de liste par parti, rapportent des médias.
Un communiqué de l’Assemblée indique que la loi « a été adoptée », sans
détailler le décompte des votes. Le Parlement monocaméral est dominé par le
Cadre de coordination, une alliance de partis chiites dont est issu le
Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani.
Le texte régira les prochaines élections législatives, dont la date n’est
pas encore fixée, ainsi que les provinciales prévues le 6 novembre, sauf au
Kurdistan d’Irak. Dans cette région autonome, les régionales doivent avoir
lieu le 18 novembre dans un cadre électoral distinct.
La nouvelle loi signe la suppression des 83 circonscriptions électorales
existantes. A la place, chacune des 18 provinces constitue une
circonscription.
Avec cette nouvelle loi, l’Irak retourne par ailleurs à un mode de scrutin
proportionnel qui a la réputation de favoriser les plus grands partis.
Dorénavant, « les petits candidats n’auront plus aucun espoir d’obtenir une
représentation au Parlement », a regretté Alaa al-Rikabi, un député
indépendant, cité par des médias.
A l’inverse, Bahaa al-Dine Nouri, député du Cadre de coordination, a salué
cette loi, car elle va permettre de « répartir les sièges en fonction du
poids des partis ». Pour lui, cela permettra de former un gouvernement plus
rapidement et d’éviter les interminables bras de fer qui ont ponctué la
période post-électorale en 2021 et 2022.


