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La direction de l’Hydraulique veut diversifier les sources d’approvisionnement à Oran

Une fois de plus, une intervention à la station de dessalement d’El Mactaâ a privé les Oranais de l’eau du robinet ces derniers jours.

La Société de l’eau et de l’assainissement (SEOR) avait annoncé, hier, la fin des travaux menées depuis mardi, après un arrêt total de la station de Mers El Hadjadj.
Plusieurs localités de la région Est du territoire de la wilaya d’Oran ont été impactées par cet arrêt comme Sidi Ben Yebka, Gdyel, Hassi Mefsoukh, Ben Fréha, Bir El Djir, Sidi El Bachir, Hassi Benokba et Hassi Bounif jusqu’à Sidi Chahmi et En- Nedjma.
Un nouvel incident qui interpelle les responsables du secteur quant à la diversification des ressources pour ne pas miser seulement sur la station d’El Mactaâ qui n’a jamais fonctionné à plein régime.
Dans ce cadre, la direction des Ressources en eau vise à réhabiliter 13 points d’eau au cours de l’année 2023, dans le cadre de la diversification des sources d’approvisionnement en eau potable.
Ces 13 points d’eau situés dans les différentes régions de la wilaya, sont en attente de l’approbation du ministère de tutelle pour mettre en oeuvre le projet.
Avec la dernière période de sécheresse et les soucis de la station de dessalement, la wilaya d’Oran a connu un important déficit de ses ressources en eau, avec la baisse du niveau des barrages dans la région ouest du pays.
La réhabilitation de ces nouveaux points d’eau peut contribuer à combler en partie ce déficit, qui est estimé entre 50 000 et 100 000 mètres cubes par jour.
Le volume actuel de production d’eau est estimé à 470 000 mètres cubes par jour, alors que les besoins de la wilaya oscillent entre 520 000 mètres cubes par jour pour la distribution quotidienne.
L’Etat a pris dernièrement des mesures urgentes pour pallier ce déficit notamment avec la future station de dessalement de Cap Blanc qui alimentera la partie Ouest de la wilaya, et baissera le quota des barrages de l’ouest, qui font face à un déficit persistant accusé en matière de couverture des besoins en eau, au vu de la forte demande et du manque des eaux de pluies, ces dernières années, notamment au niveau de l’ouest.
Une situation qui a contraint les citoyens et les responsables à recourir aux différentes sources d’eau, entre conventionnelles (eaux souterraines, eaux de surface et de pluie), et non conventionnelles (stations de dessalement d’eau de mer).
J.M

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