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Le plan de sauvegarde de Sidi El Houari menacé par les «bulldozers»

Le plan de sauvegarde du quartier historique de Sidi El Houari est entré dans la phase étude, deux réunions consacrées au dossier ont été déjà tenues au niveau de l’APC d’Oran.

Un pas tant attendu par les Oranais soucieux de préserver ce pan de l’histoire de leur ville, avec son potentiel touristique.
Mais certains agissements sont toujours à déplorer au niveau de ce quartier classé patrimoine national.
Des habitants de ce quartier et des défenseurs du patrimoine ont dénoncé les autorisations délivrées à des promoteurs pour la démolition des anciens immeubles, ce qui est contraire à la loi et au projet de sauvegarde.
«Ces promoteurs immobiliers ou encore les particuliers doivent se soumettre à cette loi» affirment-ils. Selon eux: «ce quartier s’effrite petit à petit, appelant les responsables de la wilaya et le ministère de la culture à mettre fin à cette situation».
Beaucoup d’Oranais se sont réjouis de la mise en oeuvre de ce plan permanent, afin de voir enfin ce quartier sauvegardé et attirer les touristes.
S’étendant sur une superficie de 70 hectares, haï Sidi El Houari renferme plusieurs sites archéologiques non classés remontant à l’ère de la préhistoire et passant par les époques arabo-musulmanes, de l’occupation espagnole, de la présence ottomane et de la colonisation française.
Ce quartier qui fut le premier noyau de la ville d’Oran recèle 14 sites classés monuments nationaux dont les portes de Canastel et d’Espagne, le «Promenade De Létang» (actuellement Ibn Badis), le Palais du Bey et les mosquées «Pacha» et «Djawhara».
Ce quartier mythique de Sidi El Houari, avec toutes les histoires et les souvenirs qu’il recèle se trouve à la croisée de chemins, et aux responsables du dossier de sauvegarde d’activer les procédures afin de passer à l’acte et barrer la route à tous les opportunistes.
Le projet visant d’en faire de ce quartier une destination touristique par excellence, est à saluer, reste désormais la persévérance pour aller de l’avant et sauvegarder le vieil Oran.
J.M

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