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L’entité sioniste bombarde un hôpital à Khan Younès… et tue un responsable du Hamas

Dans le cadre de l’escalade sioniste à Ghaza depuis le 18 mars, la Défense civile de Ghaza a annoncé dimanche qu’un raid aérien israélien avait touché l’hôpital Nasser à Khan Younès, dans le sud de l’enclave dévastée.

Selon l’Agence France-Presse (AFP), des avions de combat israéliens ont ciblé le service des urgences de l’hôpital Nasser à Khan Younès.

Des secouristes palestiniens ont rapporté que cinq personnes avaient été tuées dans cette attaque, selon Reuters.

Ismaïl Barhoum

L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué avoir mené une frappe aux abords de l’hôpital Nasser, visant un haut responsable du Hamas.

Israël accuse également le Hamas d’utiliser l’hôpital Nasser pour mener des opérations militaires.

De son côté, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a annoncé l’assassinat d’Ismaïl Barhoum, qualifié de « nouveau chef du gouvernement du Hamas à Ghaza », lors du raid sur l’hôpital Nasser.

Il a précisé que Barhoum avait pris la relève d’Issam al-Da’alis, tué quelques jours auparavant.

« Il recevait des soins médicaux »

Le Hamas a confirmé la mort d’Ismaïl Barhoum, membre du bureau politique du mouvement, lors de cette frappe.

Un responsable du Hamas, sous couvert d’anonymat, a déclaré à l’AFP que Barhoum recevait des soins médicaux après avoir été grièvement blessé lors d’un raid israélien qui l’avait visé mardi dernier à son domicile à Khan Younès.

Salah al-Bardawil

Dimanche à l’aube, Israël a lancé de violents raids sur Khan Younès.

Le Hamas a annoncé la mort de Salah al-Bardawil, également membre du bureau politique du mouvement, ainsi que de son épouse, dans un raid israélien ayant visé une tente où il résidait dans un camp de déplacés à l’ouest de Khan Younès.

L’armée israélienne a confirmé la mort de Bardawil.

« Ce n’est que le début »

L’armée israélienne a repris ses opérations à grande échelle à Ghaza depuis mardi dernier.

Benjamin Netanyahu, avait promis la semaine passée d’intensifier les bombardements, affirmant que ces frappes « ne sont que le début ».

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a menacé d’ouvrir « les portes de l’enfer » sur Ghaza si le Hamas ne libérait pas tous les otages israéliens encore détenus depuis le 7 octobre 2023. Actuellement, 59 Israéliens sont toujours captifs, après la libération de plusieurs dizaines d’entre eux lors de la première phase de l’accord de cessez-le-feu du 19 janvier dernier.

Depuis le début de la guerre israélienne meurtrière contre Ghaza en 2023, déclenchée après une attaque du Hamas contre des colonies et des bases militaires israéliennes autour de Ghaza, plus de 50 000 Palestiniens ont été tués, principalement des enfants, des femmes et des personnes âgées.

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