Soulager sa vessie ou vider sa panse derrière le mur de toilettes publiques est inimaginable, malheureusement c’est la triste réalité lorsque ces équipements sont fermées et laissés à l’abandon après que leur construction ait couté des sommes colossales au contribuable.
Du temps de l’ex wali, M. Abdelmalek Boudiaf, des instructions avaient été données pour la construction de soixante-dix toilettes publiques dans la ville d’Oran. Malheureusement, certains de ces équipements ont été implantés dans des endroits inadéquats et sont, actuellement, fermés et laissés à l’abandon.
A titre d’exemple, nous citerons les cas des toilettes publiques implantées à Maraval, entre le lycée M’hadji Mohamed El Habib et le complexe sportif, Miloud Hadefi, laissé à ’abandon, le cabinet des toilettes publiques se trouvant à proximité du lycée Lotfi, fermé ou encore celles d’El Hamri, implantée à proximité du stade Ahmed Zabana, lesquelles ont été laissées à l’abandon et vandalisées avant que leurs portes métalliques ne soient soudées.
Des toilettes derrière lesquelles les gens se rendent pour faire leurs besoins naturels, un endroit transformé en WC et en poubelle à ciel ouvert, ce qui laisse plusieurs personnes s’interroger sur l’utilité de ces « investissements», aujourd’hui à l’abandon. «il s’agit vraisemblablement d’une mauvaise étude, car dans certains endroits ces équipements n’ont aucune utilité, mais au niveau d’autres endroits ces derniers sont laissé à l’abandon car peu d’importance est accordée à l’hygiène de la ville et au bien-être des personnes.
C’est d’ailleurs pour cela que souvent nous rencontrons des personnes en train de se soulager contre les murs et dans les coins de rue à l’abri des regards. Ce n’est pas par manque de civisme, mais par un besoin pressant surtout lorsqu’il s’agit de vieilles personnes et de diabétiques», explique un riverain que nous avons rencontré à el Hamri.
A.Bekhaitia


