
L’imam Larbi Belarbi, qui a dépassé l’âge de cent ans, poursuit sa mission avec une foi profonde et une détermination inébranlable dans l’enceinte de la mosquée «Errahma», située au centre-ville de Sidi Bel-Abbes.
Le cheikh Larbi Belarbi, né le 6 octobre 1924 et ayant grandi dans un environnement conservateur où il a mémorisé le Saint Coran avec passion et amour, fait partie de ces mémorisateurs du Coran qui ont consacré leur vie à son service, tant dans l’apprentissage que dans l’enseignement. Il a rejoint le secteur des Affaires religieuses et des Wakfs à Sidi Bel-Abbes en 1974. Depuis lors, son nom est étroitement lié au mihrab et au minbar de la mosquée. Malgré le poids des années, il n’a jamais cessé d’assurer une présence quotidienne et tient, encore aujourd’hui, à assister à la prière des Tarawih (surérogatoires), qu’il accomplit debout parmi les fidèles, dans une image qui illustre la sincérité de son engagement et son profond attachement aux maisons de Dieu.
Le cheikh Larbi Belarbi assure également régulièrement des cours religieux, rappelant sans cesse aux fidèles les vertus et les valeurs morales du Coran. De nombreux mémorisateurs du Saint Coran ont été formés par lui et se souviennent de son rôle dans l’enracinement de l’amour du Livre sacré dans leurs cœurs. Il était connu pour multiplier la récitation, répéter les versets et les reprendre afin d’en assurer la mémorisation et la maîtrise, convaincu que le Coran doit être vécu par la méditation avant même d’être mémorisé. Parlant de son parcours, l’imam Larbi Belarbi a déclaré : «j’ai grandi dans une maison imprégnée de l’invocation de Dieu.
J’ai mémorisé le Livre de Dieu alors que j’étais jeune et je répétais les versets à plusieurs reprises. Aujourd’hui encore, je continue à le réciter et à le répéter. Le Coran m’a accompagné dans ma jeunesse comme dans ma maturité et a été mon compagnon à toutes les étapes de ma vie». Il a ajouté: «lorsque j’ai rejoint le secteur des Affaires religieuses en 1974, j’ai travaillé avec sérieux pour aider les jeunes générations à mémoriser le Saint Coran.
Je considérais chaque leçon que je donnais comme une responsabilité et chaque enfant à qui j’enseignais un verset comme une graine de bien qui pourrait porter ses fruits à l’avenir. Rien ne me rend plus heureux que de voir l’un de mes élèves devenir imam ou mémorisateur du Coran». Le cheikh a également affirmé son profond attachement à la prière en déclarant : «La régularité dans la prière est le secret de la constance. Tant que je peux me tenir debout devant Dieu, je ne manquerai pas la prière en groupe. Je ressens une force particulière lorsque je me tiens dans les rangs, comme si le Coran que j’ai mémorisé me donnait de la détermination.
Pour moi, la prière des Tarawih n’est pas seulement une tradition du Ramadhan, mais un rendez-vous annuel durant lequel je renouvelle mon engagement envers le Livre de Dieu». De son côté, le directeur des Affaires religieuses et des Wakfs de Sidi Bel-Abbes, Si Tayeb Lahbib, a salué le parcours du cheikh, affirmant que l’Imam Larbi Belarbi est «un modèle de constance, de persévérance et de sincérité, et un exemple à suivre au service de la religion et l’éducation des générations». Il a souligné que sa présence quotidienne à la mosquée et sa prière accomplie debout malgré son âge avancé constituent «un message concret d’amour pour l’adoration et d’attachement à la mosquée». Ainsi, l’Imam Larbi Belarbi demeure un symbole de don continu et l’un des hommes du Coran qui ont choisi de faire de leur vie un pont entre le Saint Coran et le cœur des gens.


