
Le secteur du transport à Oran connaît de grandes anomalies, les décisions des responsables du secteur ne sont pas perçues sur le terrain ce qui a alimenté l’anarchie notamment avec les bus de transport en commun et les chauffeurs de taxi.
Ce point a été à l’ordre du jour de la réunion du wali Samir Chibani et les responsables du secteur tenue dernièrement. Lors de cette réunion, un point sur la situation et les problèmes du secteur a été présenté au wali, qui a donné des instructions au directeur du Transport pour prendre les mesures nécessaires afin de pallier le déficit. Manque de bus, et vétusté des véhicules, en plus de l’organisation des chauffeurs de taxi, bref, une nouvelle stratégie s’impose afin de mettre les bases du plan d’organisation.
En plus des doléances des citoyens, les transporteurs évoquent d’innombrables problèmes notamment pour les chauffeurs de taxi qui, affiliés aux syndicats à l’instar de l’UNAT (union nationale algérien des transporteurs), la SNTT (syndicat national des transporteurs de taxis), déplorent ce qu’ils qualifient de manque de coordination avec la direction du Transport, concernant les doléances soulevées par la fédération des taxis relevant de l’UGCAA Oran. Ils ont fait part du mécontentement des transporteurs quant à cette situation.
Parmi leurs préoccupations, la concurrence déloyale des sociétés de taxi et les applications mobiles qui sont très sollicitées par les clients ce qui a impacté la profession de chauffeur de taxi « classique ». Les syndicats gardent l’espoir de trouver une oreille attentive de la part de la direction du Transport afin d’entamer un travail de partenariat et essayer de régler les soucis des professionnels du métier notamment vis-àvis de la CASNOS.
L’Etat mise sur l’investissement dans le secteur des Transports pour accompagner la dynamique de l’économie algérienne, d’où la nécessité de mettre en place une stratégie globale pour développer tous les modes de transports conformément aux normes internationales et aux besoins de la société.
A Oran, le tramway reste l’arbre qui cache la forêt, ce qui interpelle les responsables locaux à mettre les bouchées doubles pour réorganiser le secteur, avec comme priorité, « cerner » les transporteurs privés qui sèment l’anarchie, et renforcer le parc roulant de la société étatique ETO.
J.M.


