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Oran – Bousfer : des familles du bidonville de Ouadite revendiquent leur relogement

Les familles sinistrées, indues occupantes d’un groupement de constructions illicites implanté à Ouadite, bourg niché derrière l’unité de la protection civile, à la sortie ouest de la municipalité de Bousfer, ont été durement éprouvées lors des dernières averses.

En effet, selon le constat établi en ce lieu, les eaux de pluie ont carrément envahi la plupart des masures sommaires, refuges morbides pour ces familles en attente depuis près de dix années un hypothétique relogement. L’amertume était perceptible dans le ton d’un groupe de responsables de famille, ayant, faute de mieux, élu domicile dans ce sordide bidonville, qui ont tenu à exposer leur désarroi au lendemain des intempéries.

« Cela fait près d’une décennie que nous attendons un hypothétique relogement comme nous l’ont promis, à mainte reprise, les autorités locales et comme en ont bénéficié d’autres familles sinistrées du bidonville, qui étaient répertoriées juste en face de la base aérienne, sise à l’entrée de Bousfer. Nous avons mis au clou toutes nos économies pour acquérir une masure dans ce répugnant groupement de constructions illicites. Nous n’avions pas où aller, c’était à prendre ou à laisser, ou encore aller chercher ailleurs où se loger temporairement chez sa famille. C’est le principe du, pile je gagne et face tu perds. Nous souhaitons beaucoup que les autorités daignent se pencher sur notre situation de déliquescence » ont fait remarquer, sur un ton acide, nos interlocuteurs.

Toujours est-il que selon le même constat, les indus occupants de ce lieu où les étroites allées serpentant entre les masures, sont si étroites qu’on peut y faire passer un cercueil mais pas une ambulance, ils croisent les doigts au moindre crachin en redoutant l’effondrement sur leurs têtes de leur plafond en tôle ondulée.

« En hiver particulièrement nous devons faire face aux caprices de la nature, dans des pièces, qui ressemblent plus à des geôles, en labsence de toutes commodités. Sans eau, ni gaz, ni réseaux d’assainissement, avec des murs et des plafonds fissurés qui laissent l’eau s’infiltrer, nos enfants souffrent le martyr et sont, pour la plupart, atteints de maladies respiratoires. La situation s’aggrave davantage durant les nuits glaciales de l’hiver avec les rafales de vents, qui arrachent les tôles faisant office de plafond et nous oblige ainsi à nous réfugier ailleurs » ont encore déploré nos interlocuteurs avant d’ajouter « prés de deux années auparavant, nous avons été recensés par les responsables locaux, qui se sont déplacés dans notre piteux lieu de résidence. Nous avons pensé que c’était bientôt la fin de notre calvaire, hélas nous avons très vite déchanté en ne voyant rien venir ».

Selon une source proche de ce dossier, près de 260 familles occupent ce bidonville, qui a commencé à prendre forme vers la fin de l’année 2016.

Rachid Boutlélis

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