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Oran – Sidi El Bachir : le marché des fruits et légumes les pieds dans l’eau

Hier, à Sidi El Bachir, commune de Bir el Djir, les quatre rues où sont implantées les baraques de fortune que les 130 marchands de fruits et légumes, ainsi que d’autres commerçants, occupent depuis plus de neuf ans, étaient entièrement inondées par les eaux pluviales.

Cette situation a sérieusement perturbé l’activité des commerçants, qui ne pouvaient pas vendre leurs produits, car ces rues étaient impraticables, au point d’entraver les mouvements des clients qui ne pouvaient pas accéder aux étales. Comme nous l’avons déjà rapporté dans les colonnes du journal en date du 1er décembre courant, il est important de préciser que cela fait près de dix ans que ces commerçants étaient installés à l’intérieur du marché avant sa démolition.

Leur installation en dehors du marché était provisoire, c’est-à-dire en attendant la construction d’un nouveau marché. Effectivement, les travaux ont été lancés, l’ossature en charpente métallique a vu le jour, mais avant son bardage, une affaire d’irrégularité a éclaté, ce qui a conduit à l’arrêt des travaux et à l’incarcération des responsables concernés, y compris l’entrepreneur.

Bien que l’affaire ait été tranchée par la justice depuis plusieurs années, les commerçants qui occupaient légalement les tables et les box à l’intérieur du marché, et qui s’acquittaient régulièrement des frais de loyer, attendent à ce jour impatiemment la reprise des travaux de cette importante infrastructure commerciale, qui tarde à voir le jour et qui pourrait contenir 190 box.

« La déplorable situation à laquelle nous sommes confrontés est une véritable injustice. Ces rues sont inondées à chaque averse et, de ce fait, elles deviennent impraticables. Cela freine notre activité commerciale pendant deux ou trois jours. Non seulement c’est une perte pour nous, car les clients ne peuvent pas accéder à nos étals, mais nous perdons aussi d’importantes quantités de notre marchandise qui dépérit suite à la mévente. Qu’attendent les responsables concernés pour la reprise des travaux du marché ? », s’interrogent des marchands de fruits et légumes.

A. Bekhaitia

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