À Oran, la dernière campagne de plantation d’arbres a marqué un tournant écologique et symbolisé une réconciliation entre le citoyen et la nature. Pour les responsables du secteur de l’environnement, cette opération constitue un point de départ d’une stratégie ambitieuse visant à redonner vie aux espaces verts durement touchés par les maladies forestières.
Dans ce cadre, la Conservation des forêts met en œuvre un plan de reboisement coordonné avec la Sonatrach, engagée à planter 420 millions d’arbres à travers le pays. À l’échelle locale, la wilaya d’Oran multiplie les initiatives pour préserver la biodiversité tout en respectant les exigences techniques liées à la reforestation.
Récemment, 300 perdrix ont été réintroduites dans les massifs forestiers d’Oran en partenariat avec le centre cynégétique de Zéralda, afin de compenser les pertes causées par le braconnage et les déséquilibres environnementaux.
Parallèlement, la lutte contre les nuisibles reste une priorité, notamment face à la chenille processionnaire, qui menace les pins d’Alep depuis 2020. Pour contrer ce fléau, des nichoirs ont été installés dans la forêt de M’sila afin de favoriser la reproduction de la mésange charbonnière, principal prédateur naturel de cet insecte.
Ces actions traduisent la volonté des autorités locales de protéger durablement la faune et la flore, tout en renforçant l’équilibre écologique. L’écosystème forestier joue, en effet, un rôle essentiel : il agit comme un filtre naturel contre la pollution de l’air, abrite une riche faune sauvage et possède une valeur économique à travers l’exploitation du bois, du liège, des résines, des fruits de bois et des plantes médicinales.
Heureusement, Oran a été épargnée par les incendies qui ont ravagé des milliers d’hectares dans d’autres wilayas. Mais les défis demeurent : la propagation des maladies forestières pourrait compromettre les efforts engagés et ramener la région à la case départ.
🖋️ J. M.


