
Au moins 21 Palestiniens déplacés, dont la majorité sont des enfants, sont morts de froid extrême dans les camps de déplacés de Ghaza depuis le début de l’agression sioniste, a fait savoir le Bureau des médias de l’enclave palestinienne.
Dans un communiqué repris dimanche par l’agence de presse Wafa, le bureau des médias de Ghaza a précisé que «ces décès sont survenus au sein de familles vivant dans des abris de fortune offrant une protection minimale face aux rigueurs de l’hiver», mettant en garde contre «l’aggravation d’une catastrophe humanitaire alors que des vagues de froid continuent de frapper le territoire».
Le bilan fait état de 18 enfants parmi les victimes, illustrant, selon le Bureau, l’extrême vulnérabilité des familles déplacées, en particulier des nourrissons et des jeunes enfants contraints de vivre sous des tentes dépourvues de chauffage, d’isolation et de fournitures hivernales de base.
L’agence de presse Wafa a relevé que cette annonce intervient au lendemain du décès d’un nourrisson âgé d’une semaine, Mahmoud al-Aqraa, mort d’hypothermie après que le froid intense a provoqué des tremblements incontrôlables de son corps.
Selon le bureau des médias, ces morts liés au froid sont une conséquence directe de la destruction massive des habitations et des infrastructures, du maintien du blocus sioniste et du déplacement forcé de plus de 1,5 million de Palestiniens.
Il a averti que «la poursuite des épisodes de froid pourrait alourdir davantage le bilan, en particulier parmi les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de maladies chroniques, alors que les conditions hivernales doivent s’intensifier dans les prochains jours».
Le communiqué a rappelé, par ailleurs, que quatre personnes sont mortes de froid depuis le début de la saison hivernale en décembre, dans un contexte de pénurie aiguë d’équipements de chauffage, de vêtements d’hiver, de couvertures et d’abris sûrs.


