
La réalisation du fameux parking à étages à M’dina J’dida est un vieux projet en quête de concrétisation depuis… 16 ans.
L’idée initiale était déjà loin d’être pertinente car ce parking est implanté sur un site inadapté: au milieu du marché, l’étroitesse des ruelles, des commerces ambulants, difficultés d’accès…
Ce projet avait été lancé en 2006 par la wilaya.
Après plusieurs réévaluations et prorogations de délais, ce projet qui a eu pour un budget total de 556 814 253 DA, soit 545 178 720 DA pour la réalisation et 11 635 533 DA pour l’étude et le suivi, demeure inexploité.
Le marché relatif aux gros oeuvres et à la charpente métallique, conclu début octobre 2006 pour un montant initial de 229 309 879 DA et un délai de 16 mois, a connu un arrêt des travaux à peine une année après en raison de l’absence d’un bureau d’étude chargé du suivi.
Ce dernier n’a été retenu qu’en fin mai 2008 (soit 19 mois après le lancement du chantier).
Ce marché a fait l’objet de 5 avenants qui portent sur des modifications successives dans la nature des travaux, augmentant son montant à 306 677 174 DA (soit une hausse de 25%).
Il a été réceptionné en juin 2010 avec un retard de 28 mois.
Le marché relatif aux travaux de corps d’état secondaires, conclu fin décembre 2011 pour un montant de 184 503 746 DA et un délai de 16 mois et lancé le 15 janvier 2012, a fait l’objet de 5 avenants modifiant la masse des travaux, ce qui a élevé son montant à 207 694 627 DA.
Ce lot a été réceptionné fin juin 2018 avec un retard de plus de 5 ans.
Le marché relatif au désenfumage, d’un montant de 25 189 920 DA, conclu et lancé à la midécembre 2019 pour un délai de 4 mois, est à l’arrêt depuis décembre 2019, faute d’approbation de l’étude par la direction de la protection civile (étude initiale non adaptée au système de désenfumage).
Devant les difficultés rencontrées pour l’exploitation de ce bien, en raison de son implantation sur un site inadapté (au milieu du marché, l’étroitesse des ruelles, des commerces ambulants, difficultés d’accès), la wilaya a conclu, en juillet 2018, une convention avec l’entreprise de réalisation et de maintenance de l’éclairage et de signalisation d’Oran (ERMESO) portant sur le transfert de la gestion de ce service public à cette dernière avec le bénéfice de 50% des revenus, à partir de la deuxième année d’exploitation.
Seize ans après son lancement, ce projet «qui a pris des rides» est toujours en quête de concrétisation.
Ilyes N


