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Petites arcades et la bibliothèque municipale d’Oran : le sordide conjugué à la délinquance s’approprie les lieux

Le sordide semble à priori s’être installé durablement au niveau des petites arcades, longeant partiellement la bibliothèque municipale (ex-cathédrale le Sacré Coeur) en plein centre-ville d’Oran.

En effet, selon la pénible réalité du terrain, en plus de la puanteur extrême dégagé par l’’urine, une odeur fade et écoeurante évoquant une lente décomposition empeste ce prestigieux lieu, qui s’est lamentablement transformé en un point de ralliement pour les soulographes et les délinquants.

Les huit propriétaires, installés depuis quinze années, au niveau des petits locaux de commerce, alignés sous cette petite voûte séculaire, ne cessent de dénoncer la situation de déliquescence disproportionnée prévalant dans leur lieu de travail.

Ces commerçants, hormis un seul qui excelle dans la réparation des montres, proposent tous à la vente, à l’achat et à l’échange des livres, des magazines et autres brochures, ont fait remarquer sur un ton acide « nous sommes confrontés à la loi imposée par des délinquants et des soulographes. Les murs et tout l’entourage de notre lieu de travail sont exécrablement souillés par l’urine. Un nombre indéterminé de touristes, venus en ce lieu pour prendre des photos du joyau architectural que représente l’ex-cathédrale, se sont fait voler leur téléphone portable ou autres appareils utilisés pour filmer. Après le crépuscule, la placette et les petites arcades se transforment en un véritable coupe- gorge et gare aux personnes non-avertis, qui s’y aventurent à ce moment-là. Nous interpellons les responsables concernés pour tenter de mettre le holà à cette déliquescence inouïe, qui tend à prendre des proportions incontrôlables et ce, avant que ne se produise l’irréparable ». Toujours est-il que selon le constat établi en ces lieux, l’éclairage public fait grandement défaut.  »

L’obscurité représente une sorte d’opportunité non négligeable pour les délinquants qui enveniment l’ambiance dans toute cette zone ceinturant la bibliothèque municipale ou des dizaines d’étudiants, la peur au ventre, s’y rendent régulièrement pour faire leurs devoirs » ont ajouté nos interlocuteurs avec une pointe de dépit non dissimulée.

Rachid Boutlélis

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