
La responsable du secteur a ajouté que ces deux projets contribueront à résoudre le problème d’approvisionnement en eau du pôle urbain d’Ahmed Zabana, une zone densément peuplée. Concernant les projets de développement qui seront bientôt opérationnels dans le volet de l’assainissement, Mme Tahri a évoqué le projet de réhabilitation de la station d’épuration des eaux usées située dans la commune d’El Kerma, qui alimente en eau d’irrigation la plaine de M’lata.
Ce projet vise à augmenter la quantité d’eau traitée. Actuellement, les travaux de réalisation de 8 km de canalisations de 1 800 mm de diamètre sont en cours. Ce projet permettra d’augmenter le volume d’eaux usées traitées de 60 000 à 1 800 000 mètres cubes. Il s’inscrit dans la stratégie sectorielle d’utilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des terres agricoles et des espaces verts, voire à des fins industrielles.
Notre interlocutrice a ajouté : « La wilaya d’Oran a bénéficié de plusieurs projets de développement grâce à divers programmes sectoriels, au budget wilaya et au Fonds national de l’hydraulique, qui ont tous contribué à son développement. Parmi les plus importants figurent le raccordement de la station de Cap Blanc à la région ouest, le raccordement de la zone de Tafraouri et de ses environs, ainsi que des zones industrielles, à la station d’El Mactaâ, et le raccordement de la zone d’Oued Tlélat à El Mactaâ grâce à un projet d’envergure prévoyant la pose de 50 km de canalisations de diamètres variés et la mise en place d’un réservoir d’eau de 5 000 mètres cubes. Par ailleurs, des puits ont été forés dans les zones de Sidi Ghalem et de Tafraoui. »
Un autre projet désormais opérationnel est un réservoir d’eau situé dans la commune d’Aïn El Bia, à 32 mètres de hauteur et d’une capacité de 1 000 mètres cubes. Ce réservoir assure une alimentation de secours 24 heures sur 24 en cas de défaillance. La directrice de l’hydraulique a également mentionné des projets ayant un impact significatif sur le développement, tels que l’approvisionnement en eau potable du quartier de Fellaoucene, la réhabilitation de certains canaux de pompage afin d’accroître le débit d’eau dans les différentes communes de la wilaya d’Oran, et la modernisation de certains réseaux d’eau, notamment les canalisations d’eau potable.
Le wali d’Oran a alloué 7,5 milliards de dinars pour éliminer progressivement les zones problématiques, rappelle Mme Tahri ajoutant que sa direction avait mené plusieurs études et proposé d’importants projets dans le cadre du budget 2027, notamment la réhabilitation des réseaux d’assainissement, l’élimination complète des fuites et des détériorations de canalisations, ainsi qu’une solution au problème des montées des eaux dans les sous-sols.
✍️ JM


