
Durant la saison estivale sur les plages d’Oran, comme c’est le cas chaque année, les vacanciers sont confrontés aux dangers des manœuvres risquées effectuées par les conducteurs de Jet-skis.
En effet, on observe que ces engins s’approchent trop près du rivage, ce qui constitue un risque pour les vacanciers et leurs enfants. Bien qu’aucun accident n’ait été enregistré cette année à Oran, à l’exception du décès accidentel d’une fillette percutée par l’hélice d’une embarcation sur la plage de Mers El Hadjadj, la régulation de ces Jet-skis et motos marines demeure un défi pour les autorités compétentes. Cette problématique est d’autant plus complexe que l’engouement pour les Jet-skis ne cesse de croître parmi les vacanciers à la recherche de sensations fortes.
Il convient de noter que la location de ces engins commence à partir de 15 000 DA par heure. Certains conducteurs se prennent pour des acrobates. « Certains cherchent à démontrer leurs compétences en conduite, tandis que d’autres ont une maîtrise plus réfléchie et une expérience. Cette expérience est essentielle pour savoir comment naviguer sur les vagues, et la prudence reste primordiale », affirme un spécialiste. De nombreux amateurs aiment se montrer devant les vacanciers, mettant ainsi en danger la vie des baigneurs. Il est à rappeler qu’il y a quelques années à Oran, des mesures avaient été mises en place pour que les Jet-skis et autres embarcations restent à au moins 300 mètres de la plage afin de ne pas perturber les baigneurs. Cependant, ces mesures se sont avérées inefficaces, étant donné la difficulté d’assurer leur respect le long d’un littoral s’étendant sur près de 120 km.
L’utilisation d’un Jet-ski n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît, car elle peut entraîner des chutes provoquées entre autres par des collisions ou des manœuvres maladroites. Une approche incorrecte dans un virage ou une accélération brusque peut aisément éjecter le conducteur.


