
Le tribunal de Chéraga a examiné, ce jeudi, l’affaire d’un promoteur immobilier identifié par les initiales « L.K. », poursuivi pour escroquerie et abus de confiance dans deux dossiers distincts. L’accusé a comparu par visioconférence à la suite d’une opposition formée contre un jugement rendu par défaut.
L’affaire fait suite à des plaintes déposées en 2023 par plusieurs citoyens affirmant avoir versé des sommes comprises entre 100 et 300 millions de centimes pour l’acquisition d’appartements dans le cadre d’un projet de logement participatif. Le programme, initialement annoncé par la commune de Sidi M’hamed (Alger-Centre), devait être réalisé à Saoula.
Selon les plaignants, les montants ont été remis au promoteur dès 2019, contre des reçus de paiement. Toutefois, le projet a été annulé et les souscripteurs affirment n’avoir jamais récupéré leurs fonds.
Déjà condamné par défaut à des peines privatives de liberté dans deux affaires, l’accusé conteste les faits. Il soutient avoir bénéficié d’un marché public pour la réalisation du projet et affirme que l’arrêt des travaux est dû à des causes techniques indépendantes de sa volonté, notamment un glissement de terrain survenu au niveau du chantier. Il assure que le projet n’était ni fictif ni personnel, précisant que le terrain avait été désigné par la wilaya d’Alger. Il s’est engagé à rembourser les victimes une fois remis en liberté.
Les parties civiles, constituées dans deux dossiers séparés, réclament des indemnisations variant entre 500 000 et un million de dinars.
De son côté, le ministère public a requis deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 200 000 dinars dans le premier dossier, et trois ans de prison ferme avec une amende de 100 000 dinars dans le second. Le verdict a été mis en délibéré à la semaine prochaine.
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