
A plus de deux mois de Ramadhan, la ménagère se trouve confrontée, ces derniers jours au problème de l’indisponibilité de l’huile de table devenu une denrée rare et chère à la fois.
En effet, conséquence directe des manoeuvres spéculatives, les chaines interminables se prolongent dans les superettes du centre-ville d’Oran, a-t-on constaté.
Lors d’une virée dans certaines supérettes à Oran, les étagères consacrées à l’huile de table étaient presque vides.
Il y avait à peine quelques magasins qui continuent à se ravitailler, notamment en bidons de 5 litres, qui est introuvables, et ce, en raison de la campagne de répression menée tambour battant par les pouvoirs public.
Les pratiques spéculatives et les mesures de régression des importations y sont également pour beaucoup.
Cela enflammant davantage le marché et rend les produits indisponibles sur les étals des commerçants de détail comme ceux des grossistes, qui n’acceptent toujours pas la révision à la baisse de leur marge bénéficiaire.
Le plus sournois de cette pénible situation, c’est qu’à l’exemple de ces jours-ci, le produit est introuvable, ce qui explique le rush actuel.
Lors d’une virée dans certaines supérettes pour des explications des propriétaires des magasins, leurs arguments étaient multiples, mais ils convergent tous vers le fait de la politique de réduction de la facture d’importation, alors que d’autres ne veulent plus commercialiser ce produit avec de petites marges qui ne dépassent pas les 20 DA.
Pour certains commerçants, «ce sont les grossistes qui vendent cher les bidons de 5 litres d’huile», estimant qu’il «n’est pas possible» pour eux d’acheter ces produits à des prix faramineux au risque de ne pas pouvoir les revendre.
A titre d’exemple, un citoyen a indiqué que, le prix du bidon d’huile de 5 litres de la marque Elio, du producteur Cevital, a atteint les 700 DA chez certains détaillants, vu la grande pression que connaît le marché.
«Avec les prix qui demeurent plafonnés par l’Etat, nous préférons ne pas commercialiser ces produits, plutôt que de prendre une petite marge», a affirmé un commerçant.
Partout ailleurs, c’est le même constat: absence totale des bidons d’huile de table de 5 litres chez les épiciers, qui affirment qu’ils n’ont pas le produit chez les grossistes.
Par conséquent, il y a une perturbation dans la chaîne de distribution, engendrant une pénurie de ces produits sur le marché.
Pour la plupart des commerçants et des consommateurs, affirment que les services compétents «ont pris des mesures dissuasives contre les contrevenants au niveau des unités de production, des chaîne de distribution, ainsi que sur les marchés de détail et de gros, ce qui explique, selon eux cette fièvre «huileuse».
Rayen H


