Le centre hospitalo-universitaire, (CHU) d’Oran, est sur le point d’acquérir des automates de diagnostic, un système de digitalisation de l’image radiologique, des équipements à ultrason et des lasers.
L’établissement mise sur les dernières technologies pour améliorer la prise en charge médicale des patients. La radiologie numérique est l’ensemble des techniques qui permettent d’obtenir des images radiologiques numérisées.
Par rapport à la radiologie traditionnelle sur film, la radiologie numérique permet de se passer des consommables et des produits chimiques et d’obtenir une meilleure qualité d’image notamment grâce aux possibilités offertes par le filtrage numérique. Elle permet aussi un accès à plus d’information de par la meilleure résolution de contraste, le stockage et l’envoi des informations via support numérique. La radiologie numérique permet des applications de téléradiologie. Le CHU a acquis récemment un scanner simulateur de radiothérapie. Le scanner de simulation est un équipement moderne fondamental du déroulement d’un traitement par radiothérapie.
«C’est à partir de ce scanner que la dosimétrie, c’est-àdire, la répartition de la dose délivrée sur les cibles tumorales, tout en épargnant les organes sains adjacents (aussi appelés organes à risque), est définie. C’est donc sur ce scanner que va être simulé et calibrer le traitement de façon extrêmement précise», explique un oncologue.
Selon ce spécialiste, « les techniques de radiothérapie actuelles permettant une irradiation de plus en plus précise, ce nouveau scanner s’affirme comme un appareil incontournable pour permettre aux patients de bénéficier des dernières innovations médicales».
Cet équipement n’est pas un scanner de dépistage comme réalisé dans un service de radiologie, et toute autre imagerie réalisée avant une radiothérapie ne pourrait le remplacer. En revanche, toutes autres imageries d’intérêt pour le traitement (scanner diagnostic, IRM, TEP-scanner…) sont fusionnées au scanner de centrage permettant d’augmenter la précision de ce dernier. Il permet d’obtenir des images en 3D ou 4D de l’organisme du patient et de la zone à traiter; il offre l’accès à un traitement non seulement plus efficace pour éliminer les cellules cancéreuse, mais aussi moins agressif en limitant la dose reçue par les autres organes et donc en réduisant les effets indésirables de la radiothérapie », souligne le spécialiste.
Dans le but d’ouvrir plusieurs nouveaux services hospitaliers, le centre hospitalouniversitaire d’Oran a recruté récemment des praticiens spécialistes. Le CHU compte, en effet, lancer de nouveaux pôles médicaux à l’image de la médecine nucléaire, l’immunologie, la microbiologie et de la réanimation.
Ilyès. N


